Vendredi 1 juin 2007 5 01 /06 /Juin /2007 19:32

Une grimace que le loup de Tex Avery n'aurait pas renié! Ahouuuuuu!

Synopsis:

Stanley Ipkiss est un modeste employé dans une banque. Timide et peu sûr de lui, il se laisse marcher sur les pieds, et se fait manipuler par un grand  nombre de personnes (de sa collègue jusqu'à ses garagistes). Il a deux passions dans la vie: les cartoons (notamment ceux de Tex Avery) et Tina Carlyle, une cliente qu'il vient de rencontrer (mais qui s'intéresse peu à lui). Sa vie change le jour où il trouve un masque en bois dans la rivière: dès qu'il le met il se transforme en homme vert issu des cartoons les plus fous, et qui lui permet de réaliser ses rêves les plus secrets!

Mon avis:

Grand hommage aux cartoons de Tex Avery (l'appartement de Ipkiss est bourré de références, et la scène où The Mask se met à siffler Tina Carlyle est tout droit tirée d'un cartoon de Droopy), The Mask est un des films les plus drôles que j'ai jamais vus. J'ai beau le connaître par cœur, à chaque fois que je le mets, je suis mort de rire. C'est surtout grâce à Jim Carrey, qui, pour jouer ce rôle, s'est complètement lâché! Eh oui, même si l'élément principal (le Masque) est créé par ordinateur, tout le film n'est pas basé sur ses effets spéciaux! Il y a un acteur derrière tout ça qui prête sa voix (une voix changeante qui prend tous les accents) et son corps (qui adopte une démarche so stylish). En bref, Jim Carrey porte le film sur ses épaules quand il est le Mask. Et c'est ce qu'on pourrait reprocher au film: les scènes où Stanley est normal ont parfois tendance à traîner. Mais le film mérite amplement ses 4 étoiles, et ce n'est pas ce petit défaut qui va tout pourrir.

En un mot: Splendiiiiiiiiiiiiiide!!!

Ma scène culte:

Ah ben tiens, c'est la scène de l'arrestation dans le parc évidemment. Pour faire simple vous y verrez: un Mask congelé, un inspecteur énervé, un poulet en caoutchouc, un bazooka, une photo olé-olé de la femme de l'inspecteur, et une bande de flic danseurs!



Par Musashi-91 - Publié dans : Comédie
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Dimanche 13 mai 2007 7 13 /05 /Mai /2007 19:59

Des images sublimes composent ce grand film. Tout un art.

Synopsis:

Aux États-Unis, au début du siècle dernier, le héros de la ville de Savannah se nommait Ranolph Junuh. Il était alors le plus grand joueur de golf du moment, remportant de nombreux prix, battant tous les records. On lui promettait alors un grand avenir, aussi bien dans sa carrière sportive, que dans sa vie amoureuse avec Adèl, fille d'un grand propriétaire de terrains de golf. Mais en 1917, les États-Unis décident d'aller porter secours à la France contre l'Allemagne. Junuh est envoyé sur le front. Il en rentre traumatisé, ayant perdu tout goût pour la vie.

En 1928 survient le grand crack boursier. Savannah n'y échappe pas et la plupart de ses habitants sombre dans la misère. C'est le cas du père d'Adèl, qui, ne supportant pas sa pauvreté, se tire une balle dans la tête. Pour honorer la mémoire de son père elle décide d'organiser un grand match de golf d'exhibition qui opposera Bobby Jones, Walter Hagen, et Ranolph Junnuh. Mais ce dernier, devenu alcoolique, refuse de toucher à nouveau à un seul club de golf. C'est alors qu'arrive Bagger Vance, un homme excentrique qui se propose d'être son caddie pour seulement 5$...

Mon avis:

La légende de Bagger Vance a beau parler de golf  il ne faut pas être obligatoirement golfeur pour apprécier le film. Bien que l'on y décèle une déclaration d'amour à ce sport, le golf est ici utilisé comme une métaphore de la remise en question. "Le seul sport où l'on s'inflige des pénalités" dit un jeune garçon. Un peu comme dans la vie, où nos erreurs nous suivent toujours. Cependant au golf comme dans la vie, on se remet toujours en question pour avancer toujours plus loin.

Chef-d'œuvre injustement méconnu de Robert Redford (on lui préfère L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux), Bagger Vance se distingue par des images sublimes (l'enterrement du père d'Adel, au soleil couchant), qui sont accompagnées d'une musique aussi envoûtante que touchante. Les scènes sont drôles ou triste, mais on y décèle toujours de l'espoir (et ça fait du bien je vous l'assure). Les acteurs quant à eux jouent aussi bien sur le fairway que sur le green, nous livrant des interprétations magnifiques. Will Smith dans le rôle de Bagger Vance passe sans effort d'une attitude légère et presque insouciante à un air plus grave lorsqu'il s'agit d'aider un Matt Damon au comble du désespoir.

Il faut absolument voir ce film au moins une fois dans sa vie.

Ma scène culte:

La scène où Junnuh retrouve sa balle dans un bois, mais retrouve également ses vieux démons et commence à perdre, à nouveau, tout espoir. C'est alors que Bagger Vance vient l'aider...



Par Musashi-91 - Publié dans : Drame
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Mercredi 9 mai 2007 3 09 /05 /Mai /2007 19:15

Malgré la fascination et l'empathie que l'on a pour Alex, il reste dérangeant. Notamment dans ce bar où il boit avec ses droogs pour s'exciter.

Synopsis:

Alex est un jeune homme qui a deux passions dans sa vie: La musique de Beethoven, et la violence. Ainsi, tous les soirs, il sort avec ses droogs (sa bande), et passe son temps à tabasser, voler, et violer... Un soir il finit par commettre un meurtre. Capturé, il est envoyé en prison. Là, il se propose de servir de cobaye à une expérience qui devrait éliminer toute pulsion violente chez l'être humain. L'expérience réussi... mais rend Alex complètement incapable de se défendre. Il est libéré, mais dehors, ses anciennes victimes réclament vengeance.

Mon avis:

Ce n'est jamais facile de parler d'un film de Kubrick. Un court paragraphe ne saurait être exhaustif, tant ses films sont complexes.

Orange Mécanique traite du thème de la violence et surtout de la question :"Peut on vivre sans la violence"? Le film ne livre pas de réponse clair à la question, puisque lorsqu'il est violent Alex n'engendre que la souffrance des autres, mais lorsque ses pulsions sont supprimées les autres en profitent pour se venger.En vérité il existe de multiples interprétations, on pourrait en trouver des dizaines tant le film est riche. 

Côté spectacle, Kubrick réussit à instaurer un certain malaise lors des scènes violentes (alors qu'il n'y a aucune goutte de sang). D'un autre côté, le film contient aussi certains moments d'humour (très noir cependant). Le parti pris de raconter le film du point de vue d'Alex, fait que le spectateur ne peut s'empêcher d'apprécier le héros, alors qu'il commet des atrocités. C'est également dû au jeu parfait de Malcolm McDowell (son regard est sidérant).

Il faut voir le film pour bien comprendre.

Ma scène culte:

La dernière scène, qui je trouve termine le film de façon extra. Elle est réellement digne de tout ce que l'on a vu jusqu'ici.



Par Musashi-91 - Publié dans : Science fiction
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Lundi 7 mai 2007 1 07 /05 /Mai /2007 20:25

Humphrey Bogart et Ingrid Bergman. Action Gitanes

Le face à face final le plus célèbre de Hollywood. As time goes by...

Synopsis:

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, de nombreuses personnes tentent de fuir l'oppression allemande. Pour cela une seule solution: fuir vers les États-Unis, terre des libertés. Pour ne pas se faire capturer par les nazis en fuyant, il n'y a qu'une solution: se rendre à Casaslanca (France Libre) pour prendre l'avion en direction de Lisbonne, et de là se rendre vers les USA. Mais, à Casablanca, il est très difficile d'obtenir des laisser-passer pour le Portugal, vendus à prix d'or par le capitaine Renaud, chef de la police française de Vichy dans la ville. Cependant, on peut obtenir des laisser passer de façon illégale, certes, mais moins chère. Beaucoup de ces trafics ont lieu au café américain de Rick, un homme cynique qui laisse se dérouler les ventes mais n'y prend nullement part. Un jour Rick se retrouve par hasard en possession de laisser passer. Ceux ci sont destinés entre autre à une jeune femme, Ilsa Lund, que Rick ne connaît que trop bien... 

Mon Avis:

Bienvenue à Casablanca, ville de rêves et de... cinéma. Il a beau avoir été tourné au début des années 40, ce film n'a pas pris une seule ride!  Je l'ai découvert cette année et à aucun moment je ne me suis dit que c'était vieillot.

Le scénario est d'une richesse incroyable, ne se concentrant pas seulement sur les rôles principaux, mais en laissant la part belle aux second rôle.Les acteurs quant à eux sont impressionnants. Humphrey Bogart joue Rick avec une justesse incroyable. Il suffit de voir son regard rempli de désillusions, de tristesse et d'ironie pour comprendre. Quant à Ingrid Bergman, son talent n'a d'égale que sa beauté (et elle est vraiment belle).Il faut également citer le fameux As time goes by, cette chanson qui a envouté des générations.

Le réalisateur offre une vision de la guerre, non dénuée d'humour, et la présente, certes, comme ravageuse, mais laisse une lueur d'espoir percer à la fin du film (qui a été tourné avant la fin de la guerre).

Un film cultissime, avoir et à revoir indéfiniment.

Ma scène culte:

Je trouve très forte la scène où tous les clients du café de Rick se mettent à chanter la Marseillaise pour faire face aux allemands qui se sont mis à beugler leur chanson. Quand on est uni, une simple chanson peut destabiliser les plus forts. Mais je serais injuste si je ne parlais pas des répliques cultes telles "He's lookin'at you kid", "Play it for me Sam", "This could be the beginning of a beautiful frienship"...



Par Musashi-91 - Publié dans : Drame
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Vendredi 17 novembre 2006 5 17 /11 /Nov /2006 19:38

Au cœur même du pénitencier, l'espoir renaît à travers les amitiés.

Synopsis:

Le verdict de la cour est clair: Andy Dufresne, un puissant banquier tout ce qu'il y a de plus respectable, est jugé coupable du meurtre de sa femme et de l'amant de celle-ci. Sa peine: deux perpétuités à la prison de Shawshank. Le pauvre homme, qui n'a cessé de clamer son innocence durant le procès est déporté en prison. Le premier mois, il s'enferme dans le mutisme, spectateur d'actes terribles commis aussi bien par les prisonniers que par les gardes. Mais il comprend qu'il ne peut rester ainsi éternellement. Il décide donc de trouver une occupation et demande toute sorte de matériel à Red, le prisonnier qui vous obtient tous ce que vous souhaitez avoir, pour peu que vous soyez prisonniers. Andy se lie d'amitié avec lui. Et au fil des jours, des mois, des années, le banquier devient un élément indispensable de la prison grâce à ses talents de banquiers, d'homme de lettre, et à sa grande humanité.

Mon avis:

Autant vous prévenir: une fois que vous serez entré dans la prison de Shawshank, il est fort probable qu'une partie de vous même ne la quitte pas si vite. Eh oui, la grand force de ce film ce n'est pas de nous faire vivre un suspense insoutenable comme dans Prison Break, mais de nous montrer des prisonniers humains, dont certain ont même passé tant de temps derrière les barreaux qu'ils ne veulent plus les quitter.

On s'attendrit devant les personnages principaux ou secondaires et leurs histoires. On rit devant leur humour noir de prisonnier. Cependant le film n'évite pas les horreurs de la prison, d'où certaines scènes très dures. Directeur corrompu, gardiens violents et abusant de leur pouvoir, prisonniers dangereux et pervers... tout y passe, mais rien n'est gratuit ou insoutenable, la violence n'étant pas le thème du film.

Les acteurs sont excellents, naturels et émouvants. Tim Robbins en prisonnier accusé à tort et sur qui le sort s'acharne malgré tout, est parfait. Il a l'air a la fois en paix mais aussi triste. Quant à Morgan Freeman, il est comme à son habitude très bon en vieux roublard qui en a vu passer des choses par les portes du pénitencier.

Il ne faut pas oublier une critique virulente du système carcérale, qui vous emprisonne pendant 40 ans et ensuite vous relâche dans un monde qui a évolué beaucoup trop vite sans vous. Les évadés ne raconte pas l'histoire d'une évasion (à l'inverse de Prison Break encore une fois) mais une histoire humaine, et le titre doit être compris dans le sens où ce sont des prisonniers qui s'évadent du quotidien triste de la prison grâce à un seul homme.

Maintenant vous savez pourquoi il sera difficile de quitter Shawshank...

Ma scène culte

Il s'agit de la scène où l'on voit la vie de Brooks, un vieux prisonnier qui a passé 40 ans en prison, après sa libération. Le pauvre homme qui ne voulait pas quitter la prison, n'arrive pas à intégrer cette société moderne. C'est sans doute la scène la plus triste du film.



Par Musashi-91 - Publié dans : Drame
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