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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 18:27
Michelle Monaghan & Jake Gyllenhaal. SND
-Donc si j'ai bien compris, une série de calculs paraboliques utilisant des notions de mécaniques quantiques dans un espace préhilbertien, passant par l'utilisation d'homéomorphismes injectifs appliqués aux équations de Maxwell dans le cadre de la théorie des cordes à algorithmes récursifs permet de me renvoyer dans une situation du passé !
-C'est beau la science à Hollywood...

 
Synopsis:
Un train explose près de Chicago, faisant plusieurs centaines de morts. Le gouvernement craint qu'une bombe plus puissante encore ne se trouve en plein centre- ville. Pour tenter de découvrir l'identité du terroriste, le capitaine Colter Stevens est envoyé dans la peau de l'un des passagers du train au moyen d'un système du nom de Code Source. Il doit alors revivre les 8 dernières minutes de cette personne, autant de fois que nécessaire pour trouver le poseur de bombe.

Mon avis:
Je suis bien embêté avec ce Source Code, car je ne parviens pas à me décider sur la note à lui donner. Il ne me reste plus qu'une solution, retourner dans le passé pour analyser le  film: "Allez, Marty démarre la Delorean !" (oui, je préfère les batteries nucléaires aux pseudo calculs de mécanique quantique).

Avant d'aller voir le film, il est clair que j'en espérais beaucoup. Cela n'a rien à voir avec le réalisateur, dont je n'ai pas vu le précédent film, ni avec les acteurs, bien que je les apprécie, mais plutôt avec l'histoire du film, cette idée de faire revivre indéfiniment les mêmes évènements au héros afin qu'il trouve le méchant. Cependant, comme on ne juge jamais un film sur ses préjugés, je me rends compte que l'on est remonté un peu trop loin. "4ème vitesse Marty !"

Première scène : il faut bien commencer par le commencement ! Où l'on découvre notre héros et celle qui fera craquer son cœœur. Le sourire de Michelle Monaghan nous séduit directement, il faut être honnête sur ce point, mais Jake Gyllenhall n'a pas encore grand chose à jouer puisque son personnage découvre le train et ne comprend pas ce qu'il lui arrive. Il faut le comprendre, il n'est pas lui. La bonne idée du réalisateur pour nous faire ressentir ce trouble, c'est de constamment donner au héros l'apparence du militaire. En revanche dès qu'il passe devant des miroirs, son reflet est celui du passager du train. Ainsi, on s'identifie au héros, et non pas à l'une des victimes du wagon. Soudain BOOM plus de train. "Marty démarre en direction d'une autre scène de train !"

Effectivement entre deux recherches d'Unabomber, il y a des scènes dans la base militaire sur lesquelles on reviendra. Les scènes dans le train restent tout de même au centre. L'intérêt, c'est que chacune se déroule à sa façon, et de ce point de vue je dois dire que le résultat est réussi, aucune scène ne semblant répétitive. On regrette un peu qu'elles n'aillent pas plus loin dans le délirant. Après tout le héros sait bien que rien n'est vrai, pourquoi donc ne pas en profiter pour se lâcher un peu plus. Par exemple, lorsqu'il trouve un pistolet, qu'est-ce qui l'empêche de tirer sur les gardes qui sont sur son chemin, ou même sur le terroriste. On me dira que c'est pour souligner à quel point le héros croit à ce monde, aussi virtuel soit-il quantiquement parlant (ce mot n'existe pas, je vous rassure). Enfin toujours est-il que Jake Gylenhall s'en sort à merveille. Son jeu ratisse un large palette d'émotion, et j'ai été surpris d'être moi-même ému par moments. Et le sourire de Michelle Monaghan est toujours aussi craquant ! "Retour à la base Marty !"

Jusqu'ici, rien de bien polémique, voyons ce qu'il en est avec les scènes militaires. A mon sens, elles traînent : pourquoi les chefs mettent-ils autant de temps à expliquer au pauvre soldat à quel jeu il joue ? Le spectateur, lui, a depuis longtemps compris le principe du film, et ces scènes d'altercations sur fond de
"Où suis-je ?
- Ta gueule et bosse !
-Mais bosse comment ?"
sont souvent de trop. Cependant, il faut à nouveau saluer le jeu de Gylenhall, en tout point admirable. Mais cette fois ci, pas de sourire de Michelle Monaghan (on doit se contenter de la mine renfrogné de Jeffrey Wright qui ressemble curieusement à Dieudonné). "Marty, file comme la lumière sur la polémique !"

C'est avec fierté que j'utilise pour la première fois le fameux:
/!\ SPOILER ALERT /!\
Ce n'est pas particulièrement utile, dans la mesure où je pense que tout le monde peut deviner la fin du film avant même d'aller le voir, mais bon, Prudence est mère de Sûreté. Alors voilà, le film dure tout simplement 2 minutes de trop. J'entends déjà les protestations, du style "Oh le pinailleur, retourne voir 2001 l'odyssée de l'espace et tu verras ce que c'est un film trop long !" Le problème, c'est qu'à cause de ces 2 minutes, on passe à côté d'une petite pépite. Je m'explique : une fois le terroriste arrêté, le héros est supposé voir sa mémoire effacé pour être à nouveau utilisé. Lui préfère être renvoyé une dernière fois dans le train avant de se faire débrancher (ah oui, au fait, le héros est mort à la guerre et est maintenu en vie dans une espèce de super caisson). Une fois dans le train il arrête la bombe et le poseur en 30 secondes. Il en profite pour appeler son père une dernière fois, ce qui vaut à Gylenhall sa meilleure scène dans tout le film. Enfin il déclare sa flamme à la belle Michelle Monaghan et à son sourire ravageur, et l'embrasse. Les 8 minutes sont alors passées et il est débranché.
Le mots me manquent pour décrire la poésie qui se dégage alors de l'image que nous offre le réalisateur qui traverse le wagon dans lequel tout le monde est figé dans la position qu'il avait à l'instant du débranchement. De toute beauté, vraiment émouvant, un coup de maître.
Mais voilà que l'image reprend vie. Oh miracle ! alors que tout le monde lui disait que c'était impossible, notre vaillant héros a réussi à remonter le temps et va pouvoir mener la vie de ses rêve auprès du sourire lumineux de Michelle Monaghan. Et la poésie de s'effondrer aussi sec. Eh oui, elle fonctionnait en partie parce qu'on avait le sentiment que c'était une belle fin. Là, du coup, la fin est redevenue banale. "Aller Marty retour vers le présent !"

Alors que j'aurais pu hésiter entre 4 ou 3 étoiles, j'hésite maintenant entre 2 ou 3. Cette presque  dernière image m'a vraiment plu, mais bon sang, pourquoi l'avoir gâchée pour se laisser la possibilité de faire une suite (car c'est bien ce que laisse supposer le dernier message qu'envoie Colter à ses supérieurs) ? Aller, pour une fois soyons sévère, la poésie de cette image ne sauvera pas le film de mon courroux. Rassurez-vous, il reste un divertissement tout à fait agréable. Mais sans plus.

Ma scène culte:
Par pure flemmardise je vous renvoie tout simplement au Spoiler Alert. Quelle belle scène tout de même !

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