Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 18:48

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/89/27/21/20423090.jpg

A good day to die HARD... Comment ça ce n'est pas une image représentative du film ?

 

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/89/27/21/20386145.jpg

A good day to DIE hard ! Mieux ?

Synopsis :

L'heure est grave chez les McClane : John Jr s'est fait arrêter à Moscou pour tentative de meurtre. John Sr décide de prendre un congé afin de se rendre en Russie revoir son fils, avec qui il n'a plus le moindre semblant de relations depuis quelques années. Malheureusement pour notre brave flic new-yorkais, ce n'était peut-être pas le bon endroit pour passer ses vacances. Ou en tous cas, pas le bon moment.

Mon avis :

Est-il réellement besoin de présenter John McClane ? Depuis les années 80, ce super flic new-yorkais sévit sur les écrans, tentant de nous faire croire entre deux fusillades qu'il n'est qu'un homme ordinaire, exhibant fièrement son débardeur sale et ses profondes entailles en guise de preuve. Sauf que nous autres spectateurs, on l'a bien cerné le McClane : c'est un super-héros moderne, post-collants moulants et masques SM, un surhomme qui s'approprie la philosophie de Nietzche, qui veut que la mitraillette qui ne le tue pas, le rende plus fort face à un hélicoptère équipé de lance-roquettes. 

La grande force de la série Die Hard n'est bien évidemment pas de nous présenter un héros ordinaire perdu dans des situations qui le dépassent, mais bien de placer cet homme indestructible au mauvais endroit, au mauvais moment. D'où un décalage excellent entre la situation qui se joue, et le héros, qui se retrouve comme un cheveu dans la soupe des supers terroristes (oui, tout le monde est super dans son rôle avec cette saga). Le film gagne alors un second degré innattendu qui rend le personnage de McClane très attachant.

Du coup, que demande-t-on à un Die Hard réussi ?
- Un héros qui trouve toujours le bon mot pour se moquer de la situation (normal, il ne la comprend pas)
- Un méchant bien travaillé (normal, pour que le décalage fonctionne, il faut que l'on s'intéresse à la fois au héros, et aux plans du terroriste)
- Un héros à la vie familiale instable (normal, ce type est même en décalage par rapport à sa vie privée, mais attention, McClane n'est pas du genre à tromper sa femme, d'ailleurs il n'est du genre à penser aux femmes tout court, donc s'il divorce, c'est qu'il y a peut-être une bonne raison...)
- De bonnes scènes d'action (normal, c'est une des meilleurs saga d'action qui soit)
- La réplique "Yeepeekayeah, motherfucker !" (normal, c'est un Die Hard)

Les quatre précédents Die Hard avaient réussi à capter l'essence de la saga, décrite plus haut. Mais alors dites nous John, qu'en est-il du cinquième volet de vos aventures ?

On pourrait résumer ce film en disant que de bonnes intentions ne font pas toujours un bon scénario, et que de bonnes scènes ne font pas toujours un bon film. Les idées sont là, mais malheureusement, aucune n'est exploitée. Le film veut être un bon Die Hard, mais n'ose pas sortir de son schéma de film d'action classique. Première indice, qui devrait mettre la puce à l'oreille : aucun Die Hard jusqu'à présent ne durait moins de 2h. Celui-ci fait moins d'une heure quarante... Alors, est-ce que les auteurs ont eu peur d'ennuyer ? Ceci expliquerait les principaux défauts du film.

En effet, tout va trop vite ! Beaucoup trop vite ! McClane est à peine arrivé à Moscou, que le voilà embarqué dans la plus grosse course-poursuite du film. On n'a même pas le temps d'apprécier nos retrouvailles avec le héros, ce qui n'était pas le cas dans le quatrième volet par exemple, où l'on commençait par présenter un McClane complètement à côté de la plaque face à la jeune génération, avant de lui faire sentir la poudre (ce qui permettait par ailleurs de rappeler que ce type là vit décidément dans une autre sphère). C'est d'autant plus regrettable que la course-poursuite est jubilatoire, défiant les lois de la logique et de la physique dans la plus pure tradition des Die Hard. Rapide, explosive, terriblement fun, c'est un véritable plaisir coupable.

Changeons de registre et prenons un autre exemple. Sans avoir jamais été très subtile sur la relation dysfonctionnelle de McClane avec sa famille (à part peut-être le troisième Die Hard, avec cette bonne idée qui était de toujours en parler, sans jamais la montrer), il y avait toujours quelques scènes où McClane se permettait de regretter ses erreurs, et d'espérer une forme de rédemption. Ces scènes constituaient des pauses bienvenues, montraient une autre facette du flic, et contribuaient d'une certaine manière à le rendre attachant. Die Hard 5 ne rompt pas avec la tradition... Mais comme il a décidé qu'il n'avait pas de temps à perdre, et qu'il fallait vite aller à l'essentiel (ce dont ce type de scènes ne doit pas faire partie, apparemment), nous avons ici droit à un McClane Jr qui surprend son père en train de regretter de ne pas avoir passé plus de temps auprès de son fils... 5 minutes seulement après leur premier véritable face à face ! Alors oui, on avait bien compris que la relation père-fils entre ces deux était plutôt tendue, cependant le tout au Cinéma n'est pas seulement de comprendre, mais aussi de ressentir... Ici, on ne voit pas comment on peut se sentir touché, ou ne serait-ce que compatissant pour cet homme qui aimerait être plus proche de son fils, lorsque les seules choses qu'ils ont partagées sous nos yeux sont une course-poursuite et une fusillade ! Ils ne se sont même pas vraiment disputés depuis le début !

Enfin, le film a tellement peur d'ennuyer, qu'il ne prend même pas le temps de développer une histoire ! On ne demande pas un scénario particulièrement fouillé, juste un méchant avec un plan ubuesque et des motivations un tant soit peu crédibles. Ici, aucune figure de méchant n'est travaillée. On tente de nous refaire le coup du sbire féroce comme dans le premier Die Hard, mais pour que celui-ci ait l'air effectivement féroce, il faudrait peut-être lui laisser quelques scènes avant de le fusiller comme un simple figurant. Quant au terroriste en chef, comment dire... Chaque Die Hard présentait un leader charismatique, qui marquait les mémoires (en particulier les frères Gruber, mais les deux autres méchants étaient également très intéressants à suivre). Ici, on se garde bien de développer qui que ce soit, ça risquerait de gâcher le gros twist de la fin. Le résultat est évident : on n'a aucun adversaire bien défini, tous les ennemis se résumant finalement à des pions sur lesquels tirer, et le twist est au mieux totalement inintéressant et attendu, au pire éventé dès le début.

C'est d'autant plus dommage qu'il y avait des idées à exploiter. À commencer par cette base complètement régressive qui consiste à envoyer McClane taper sur du Russe. On ne pouvait pas rêver décalage plus total avec ce qui se fait en terme de cinéma d'action aujourd'hui, ce qui entrait bien en résonance avec la caractéristique principale de notre héros. Honnêtement le film aurait aussi bien pu se passer à Washington ou à Tambouctou, ça n'aurait rien changé. Autre bonne piste, toujours en exploration du décalage de John McClane, le fait d'avoir fait de son fils un agent de la CIA. D'accord, cela fait penser au point faible d'Indiana Jones 4. Mais ce qui était intéressant, ce n'était pas tant l'idée du fils, que l'idée de l'associer à un agent de la CIA. Dans le 4ème épisode, McClane faisait équipe avec un geek, ce qui donnait lieu à d'excellentes scènes, où on le voyait perdu au mauvais endroit, au mauvais moment, mais aussi à la mauvaise époque ! Pourquoi ne pas avoir profité de l'opportunité d'un fiston qui lorgne du côté de Jason Bourne pour opposer avec forces les deux visions du boulot de justicier ? Certes, le film a envie de le faire, on le sent... Mais allez savoir pourquoi, il ne le fait pas. Le fiston se retrouve très vite, pour ne pas dire tout de suite, sans ressources. Du coup la seule option qu'il lui reste, c'est de faire comme Papa...

Le plus triste dans tout ça, c'est que le metteur en scène, John Moore, fait preuve d'un vrai talent pour construire des séquences épiques, et vraiment bluffantes. Je pense notamment à la fin, où l'on voit un hélicoptère s'écraser contre un bâtiment. Le souffle de l'explosion passe carrément à travers l'écran ! Un peu comme avec son précédent film, Max Payne, qui était une réussite au niveau de la mise en scène, mais un ratage scénaristique. Le pauvre risque d'être catalogué tâcheron, alors qu'il y a un vrai potentiel à exploiter.

Ainsi, Die Hard 5 ne fait pas honneur à la saga, mais a au moins le mérite de nous faire passer un bon moment, pour peu qu'on accepte sa (trop) grande simplicité.

Ma scène culte :

Le crash de l'hélicoptère contre le bâtiment abandonné de Tchernobyl (oui, le scénario nous emmène jusqu'à Tchernobyl). Tournée au ralenti, elle témoigne d'une parfaite maitrise des effets numériques. On a l'impression de sentir le feu sortir de l'écran. Une scène qui nous souffle littéralement.

Repost 0
22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 11:40

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/83/93/95/19736495.jpg

Eh ben quoi? T'es jamais allé en boîte avec un marteau?

 

Synopsis:

Il est cascadeur le jour, chauffeur la nuit. Oui mais un chauffeur d'un genre particulier: il roule pour le compte de divers braqueurs et autres gangsters. Pas besoin d'en savoir plus sur lui. Et surtout pas de se mettre en tête de vouloir s'attaquer à sa voisine de palier. Car s'il y a bien une seule personne qui lui rappelle son humanité, c'est bien elle. Alors quand on se met en tête de la faire souffrir... 

Mon avis:

Drive vous prend aux tripes des les premières minutes. Un braquage, une course-poursuite, un héros mutique. Oui, mais aussi une atmosphère feutrée, à la fois oppressante et apaisante, des cadrages parfaits et un timing de la précision d'une montre suisse. Fondu au noir et générique d'introduction. 

Changement d'ambiance. Toujours la nuit, mais plus de crissements de pneus, ni de grondements de moteurs. A la place, un générique sur fond de plans nocturnes de L.A., le nom des divers participants de la production écrits en rose bonbon, et musique pop style année 80. Film romantique?

Choc, double choc et contre-choc. Ne cherchez pas de philosophie, de discours social, ou du simple divertissement, on est ici face à de l'art pur. Ne serait la présence d'un scénario, par ailleurs efficace, que j'aurais osé le terme abstrait. Tout est fait pour démultiplier l'expérience sensorielle. Coeur et esprit unis pour voir, que dis-je, vivre un film d'une puissance inédite. Utilisé à tort et à travers, un mot prend ici tout son sens: transcendance.

Parce que Drive, est bel et bien transcendant: plus qu'un film d'action, plus qu'une histoire d'amour, plus qu'une révélation cannoise, un véritable classique instantané. Unique en son genre, il exacerbe à la fois les plulsions de vie et de mort, dans un style brillant.

Le film fait surgir la vie au détour de certains plans parfaits, qui révèlent un sens de la composition génial. L'amour apparaît sous les traits de la magnifique Carey Mulligan, visage digne, qui en a trop vu, et qui n'en peut plus de courir après une paix qui semble la fuir. Il est également présent dans l'attitude de l'excellent Ryan Gosling, qui s'autorise alors un rare sourire, qui vous illumine une scène. Des face-à-face muets, mais expressifs. Des non-dits qui veulent tout dire. Un amour qui engendre la mort.

Cette dernière est une évidence. Un tel bonheur ne peut être possible, c'est la vie ici, pas le paradis. Et dès lors que cet amour est menacé, les tréfonds de l'âme humaine surgissent, à travers une violence crue, brutale, chocante. Ames sensibles s'abstenir: on préfère les poings et l'arme blanche aux armes à feu. Jamais gratuite, elle choque car elle révèle une vérité sur nous même: nous la voulons! Il faut bien voir qu'ici, ceux sur qui se déverse le torrent de haine des personnages sont des médiocres, des êtres répugnants, que nous même voulons voir souffrir. Comme s'il lisait au fond de nos pensées, le réalisateur répond à nos attentes, et nous restons là, à la fois réjouits et horrifiés. Au contraire, le sort de personnages attachants, s'il peut se révéler tragique, est plus doux, voire digne. Une adéquation parfaite entre le ressenti et le vécu.

Alors quand amour et mort se rejoignent lors de plusieurs scène, la détonation est trop forte. L'explosion émotionnelle souffle tout sur son passage, ne laissant personne indemne. C'est lorsqu'un mentor raté mais attachant, nous quitte pour avoir été présent au mauvais endroit, au mauvais moment. C'est lorsqu'on retrouve un enfant aux pieds de son père qui vient de se faire brutaliser. C'est surtout lorsque l'on menace l'amour de notre héros dans un ascenseur. Ahurissant, on en ressort soufflé.

Finalement, toutes nos émotions sont exacérbés, par ce film qui ne fait aucune concession, qui refuse de ménager ses spectateurs, pour les emmener au plus profond d'un voyage intérieur d'une rare puissance. Immanquable.

Ma scène culte:

La scène de l'ascenseur, qui est déjà un classique. Le héros et sa voisine entrent dans l'ascenseur, où un troisième homme les attend. Il porte une arme, que notre cacadeur repère immédiatement. On a alors un ralenti magnifique, durant lequel il attire la femme qu'il aime dans le coin de l'ascenseur, et l'embrasse pour la première fois. La séquence est hors du temps. Les deux amants ne vivent plus que l'un pour l'autre, l'espace de quelques instants. L'impression est renforcée par le jeu de lumière fascinant. Et soudain tout s'arrête, retour à la réalité, la dure réalité, le héros se retourne et se lance dans une aggression d'une violence inouïe envers le tueur lancé à ses trousses. La scène résume à elle seule tout le film. Et quelle puissance!

Repost 0
9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 18:56

-Dans mes bras mon grand ! 
-Attends je te rappelle que c'est Fast & Furious 5 ici, pas Top Gun!

 
Synopsis:
Avant de se ranger, Dom et Brian décident de voler tout l'argent d'un baron de la drogue à Rio de Janeiro. Promis c'est la dernière... avant le 6 !

Mon avis:
Ça fait des années que la saga Fast & Furious fait hurler les amateurs de films intelligents aux scenarii bien fouillés. C'est vrai que la saga ne s'est pas fait connaître pour sa grande subtilité, notamment lors des fameuses soirées courses illégales, moteurs vrombissants, belles cylindrées (et si le double sens est  loin d'être extraordinaire c'est voulu). Après, quand on sait à quoi s'attendre, on ne boude pas son plaisir devant des scènes d'action bien filmées, et des courses-poursuites haletantes ! C'est vraiment une bonne série de films d'action.

Cependant, si les scenarii étaient loin d'être brillants, le principal point faible des Fast & Furious était que c'était rarement assumé, comme si les scénaristes essayaient malgré tout de nous convaincre que le film était plus malin que ce qu'il voulait bien laisser paraître. Du coup l'ambiance était souvent alourdie par des intrigues policières loin d'être passionnantes, signe d'une volonté de donner un côté sombre, qui est extrêmement difficile à allier à ce genre de film d'action. Heureusement, avec Fast & Furious 5 il semblerait qu'enfin la saga fait son coming out.

Oui ce n'est pas subtil ! Et oui on aime ça ! La bonne idée c'est bien sûr de tout baser sur un braquage classique, ce qui évite d'en rajouter dans les intrigues secondaires. La part belle est laissée à l'humour, aux vannes lourdes, mais qui font mouche, qui font qu'on s'attache bien mieux aux personnages que toutes les psychologies de cuisine qu'on peut développer !

La deuxième bonne idée du film est d'avoir ajouté Dwayne Johnson au casting. Son surjeu outré, donne au film un second degré jouissif, à la manière de The Expendables. Tout le monde ne sera peut-être pas d'accord avec cette interprétation, mais elle me semble pertinente. En effet, il faut le voir rouler des mécaniques quand il marche: impossible que ce ne soit pas fait dans une optique quasi-parodique. Ça fait regretter que Vin Diesel, par ailleurs bon acteur, ne soit pas un peu plus détendu : le film gagnerait encore à le voir s'éclater plus!

Enfin, la dernière bonne idée est d'avoir misé sur des scènes d'action originales plutôt que de nous refaire pour la 500ème fois le coup de la course de nuit ! Ainsi le braquage du train, pur moment explosif, allie le spectaculaire des cascades, à un timing précis qui ajoute un supplément d'adrénaline indéniable. De même, l'ultime course-poursuite avec deux voitures traînant un coffre-fort blindé est tout à la fois drôle et haletante.

Bref, amateurs de beau châssis (une fois de plus je m'excuse pour le manque de subtilité), de belles mécaniques qui en ont sous le capot (c'est la dernière), ne boudez pas votre plaisir et foncez en 5ème vitesse voir ce Fast 5 décapant!

Ma scène culte:
Le braquage du train. Riche en adrénaline, elle fait monter la sauce au moment où Brian se retrouve suspendu au train, et qu'il fonce à toute allure contre la rampe du pont. On se doute qu'il va s'en sortir, mais ça reste diablement efficace. D'autant que la chute, dans tous les sens du terme, vaut le coup d'œœil.

 

 

 

Repost 0
19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 08:42
Hugh Jackman et Liev Schreiber. Twentieth Century Fox France
Le film est également un très bon exercice pour nos amis médecins qui pourront s'amuser à reconnaître les muscles sur les bras du père Wolverine, et peut-être même en découvrir de nouveaux !
 
Synopsis:

Depuis plus d'un siècle, James Logan et son frère Victor Creed parcourent le monde, s'engageant dans toutes les guerres, bénéficiant de pouvoirs de régénération particulièrement utiles. Recrutés par un militaire douteux, du nom de William Striker, dans une unité spéciale composée uniquement de mutants, ils partent au Nigéria, pour une mission qui sera leur dernière : éœcœuré par ce qu'on leur demande, Logan quitte l'équipe, après s'être violemment disputé avec son frère. Mais tous ne sont pas prêts à le laisser filer ainsi...

Mon avis:

Les films de super-héros sont très intéressants, dans la mesure où ils permettent des approches extrêmement  différentes, sur des histoires a priori simples. Sombre et réaliste dans The Dark Knight, familiale et 100% fun avec Iron Man, violente et pessimiste pour Watchmen... On nous annonce même du Shakespeare avec le prochain Thor. Wolverine, pour sa part préfère jouer la carte la plus sûre, celle du divertissement efficace. Il est certain que l'on pourra contester cette approche, puisqu'on a affaire à l'un des personnages les plus intéressants des comics : un homme sans passé, bestial, et solitaire. Ici, le côté animal est plus évoqué, que vraiment exposé. Franchement, on aurait des envies de meurtres pour bien moins que ce que le pauvre Wolverine subit. Ainsi, lorsque l'ignoble agent Zero (no comment), tue le gentil couple de personnes âgées qui aide notre héros, là où l'on attendrait une violence quasi-inhumaine de la part de cette bête enragée, on a juste le droit à une scène d'action classique (je vous rassure, le méchant meurt quand même, et non je ne vous ai pas gâché le suspense). Ainsi, on l'aura compris, le scénario ne brille pas par son originalité, que ce soit du point de vue du déroulement de la trame, ou de la psychologie des personnages. Et pourtant...

Et pourtant, ça fonctionne. Si personne ne se décollera une synapse pour comprendre l'histoire, on ne peut nier qu'elle tient la route, et les clichés qu'on peut lui reprocher, comme le fameux couple de septuagénaires, ou l'amour parfait que vit Wolverine au début de film, permettent à l'action d'aller au plus vite à l'essentiel, sans prises de tête totalement hors-sujet (oui Ang Lee, c'est à vous et à Hulk que je pense). D'ailleurs, une place importante a été accordée à l'humour, à base de vannes balancées entre les différents personnages.

A partir du moment où le choix a été fait de mettre l'accent sur le côté divertissement et action, au détriment de la profondeur du scénario, la mise en scène se doit d'être efficace. La réponse est donnée dès les premières minutes, lors du sublime générique, qui nous montre les deux frères traverser toutes les guerres américaines, depuis la guerre de Sécession jusqu'au Vietnam.On peut peut dès lors sentir à quel point le visuel a été soigné, notamment à travers les couleurs et les transitions entre les différentes époques. Le film regorge ainsi de petites trouvailles, aidées par de très bons effets spéciaux. Mention spéciale pour le combat final qui voit Wolverine et son frère s'unir pour affronter le terrible Deadpool : il est rapide, varié (il faut rappeler que le fameux Deadpool possède tous les pouvoirs), et, miracle, bien cadré (on voit tous les mouvements des personnages, ce qui semble ne plus être la priorité de tous les réalisateurs), pour une lutte épique ! Félicitations à Gavin Hood !

On ne peut pas finir sans évoquer les acteurs. Comme dans tout bon film d'action qui se respecte, ceux-ci sont extrêmement charismatiques. A commencer par le fameux Hugh Jackman, et ses muscles à faire passer Jason Statham pour une chochotte. Si le scénario ne laisse pas transparaître tout le côté animal de Wolverine, ainsi qu'on l'a dit plus haut, on ne peut pas en dire autant de Hugh Jackman qui au détour de certaines scènes, notamment celle qui le voit devenir véritablement Wolverine, a l'air d'une véritable bête humaine. De même, Liev Schreiber qui joue Victor Creed dégage cette même aura. Et l'on sent entre les deux ce mélange de complicité et de défiance qui anime les deux frères. Enfin, un petit mot sur Danny Huston qui joue le rôle de Striker : même si l'on se doute que son personnage est une belle fouine, on finit toujours par croire à ses propos, comme un bon homme politique. Chapeau.

Alors non, Wolverine n'est pas le Dark Knight de Marvel, mais il confirme la capacité de la boîte à produire des divertissements de qualité. Ça défoule bien quand même.

Ma scène culte:

Le combat final contre Deadpool : une espèce de zombie pas net qui se téléporte, contre un type aux griffes de métal, et un autre aux ongles acérés. Le soin apporté aux couleurs (un rouge
orangé de coucher de soleil), les plans larges, ou plus serrés, contribuent au caractère épique de la scène.

 

Repost 0
28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 19:43

Tony Jaa. 2008 Sahamongkolfilm International Co. / LTD. All Rights Reserved

Plus impressionants que jamais, des combats à couper le souffle ! Attention la tête (je vous laisse deviner de qui je parle) !

Synopsis:

Après avoir vu sa famille se faire massacrer par l'armée du général Rajasena, Tien est recueilli par le clan des bandits de Garuda. Auprès d'eux, il apprend les arts martiaux, dans le but de se venger un jour...

Mon avis:

A la fin de Ong Bak 1, une question taraude l'esprit : peut-on faire un film au scénario encore plus maigre ? (pour rappel, il s'agissait pour le héros, Ting, de ramener la tête de la statue du Bouddha Ong Bak, dans son village, en cassant la gueule au plus de monde possible). Réponse aujourd'hui : oui, avec Ong Bak 2 !

Ou comment faire un film sans aucun fil directeur. Ainsi, on est à peu près incapable à la du film d'en dire quel est le sujet : vengence ? quête initiatique ? philosophie du karma ? Il faut dire que les scènes s'enchaînent sans grande logique. A titre d'exemple, lorsque Tien décide de se rendre au chateau de son ennemi pour enfin assouvir sa vengeance, on ne nous explique absolument pas comment, lui tout seul, a réussi à pénétrer dans le domaine du plus puissant seigneur du pays. Au lieu de ça, on le voit partir à cheval, et la scène suivante, il est devant son ennemi. La fin du film elle-même n'a pas de sens. Quant aux personnages, il n'y en a en fait qu'un : le héros. Les seconds rôles sont assez maigres. Certains sont même pire qu'inconsistants (ce qui est somme toute, peu surprenant), mais totalement inutile dans la trame (notamment son amour de jeunesse). D'ailleurs, ne cherchez pas le lien avec le premier : c'est une perte de temps, il n'existe pas.

Mais, entre nous, qui peut se vanter d'aller voir Ong Bak pour son histoire riche et originale. On est là pour la baston ! Et de ce point de vue là, ça fait mal, dans tous les sens du terme. En digne successeur du premier film, Ong Bak 2 réserve son lot de scènes d'action toutes plus violentes les unes que les autres. Ici, ce n'est plus la boxe thaï qui est au centre de l'oeuvre, mais plus ou moins toutes les formes d'arts martiaux, y compris celles qui passent par l'utilisation d'armes. Je ne vous cache pas que Tien est indestructible, et qu'il maîtrise tout. Alors, place au combat !

Les chorégraphies sont littéralement impressionnantes ! Rien ne semble impossible à Tony Jaa, qui se permet au passage de réaliser quasiment toutes ses cascades sans trucages. Marcher sur des éléphants en marche, se battre à mains nues, armé, ou encore au sol... Quand il s'agit de distribuer des gnons, il n'arrrête jamais. Les ennemis quand à eux se font pour la plupart écraser d'un coup. C'est violent, enragé, impressionnant, et très bien filmé : la caméra est toujours placée au bon endroit, et les scènes en deviennent très claires. Et à elles seules, elles valent le détour !

Certes, pas un grand film, mais un bon défouloir. Allez, on oublie ses exigences scénaristiques, et on profite du spectacle.

Ma scène culte

Indéniablement, l'attaque du village des voleurs à la fin du film, ou le classique seul contre tous, mais plus fort que tous. Du combat non stop, pendant près d'un quart d'heure, avec son lot de cascades bluffantes. Gare à l'attaque !

 

Repost 0
8 avril 2008 2 08 /04 /avril /2008 11:59

Kurt Russell. TFM Distribution

Suntman Mike va enfin pouvoir tester si sa voiture est Deathproof !

Synopsis:

Un tueur fou, ancien cascadeur nommé Stuntman Mike, prend son pied en tuant des jeunes filles avec sa voiture "deathproof" ("à l'épreuve de la mort"). Mais toutes les belles ne se laissent pas avoir de la même façon.

Mon avis:

Ouf, il m'a fait peur Tarantino ! En sortant de la salle, après avoir vu Boulevard de la Mort pour la première fois, j'ai ressenti une amère déception. A quoi servaient ces dialogues sans fins entre la bande de copines ? Où étaient passés la force et l'intérêt de ceux d'un Reservoir Dogs ? Et surtout, pourquoi si peu d'action ? Heureusement, j'ai vite compris que je m'étais fait le film avant de le voir (grave erreur car à 99,9% des fois, le réalisateur a une autre vision que la mienne de l'histoire).

C'est donc vidé de mes préjugés que j'ai revu le film en DVD. Et là j'ai été satisfait du résultat. Bien entendu, ce que j'avais apprécié au premier visionnage m'a tout autant plu (si ce n'est plus) : les scènes d'action sont incroyables d'inventivité (je pense à l'accident revu par le point de vue de chacune des victimes), et la course poursuite finale est absolument ébouriffante (belle performance de la cascadeuse Zoe Bell). De plus, l'effet vintage de la pellicule fonctionne vraiment bien, venant couper le film par moments, donnant un aspect sale à l'image.

Passons aux dialogues, qui m'avaient horrifié : ils sont en fait très vivants, plutôt bien écrits, et permettent de mieux apprécier les superbes héroïnes, qui sont pour la plupart, vraiment jolies, voire sexys (je sais pas vous, mais moi, je pense à un certain lapdance). Cependant, les sujets des dialogues ne sont pas toujours très intéressants (ce qui n'empêche finalement pas de passer un bon moment). Malgré tout, ces dialogues s'inscrivent dans un scénario moins bête qu'il pourrait sembler (le tueur n'est pas présenté comme un simple dingue du bitume).

Finalement, en revoyant le film, associé à toutes les critiques que j'ai pu lire, je pense que l'on peut y voir une sorte de synthèse des films de Tarantino jusqu'ici : les références à Kill Bill sont explicites, le groupe de filles fait opposition au groupe de mecs de Resevoir Dogs, on resucite une vieille star (Kurt Russel, qui fait des merveilles en cascadeur frustré, complètement dingue)... Ce film s'apparente donc plus à une pause dans la filmographie du réalisateur (il ne s'en cache pas d'ailleurs) qu'à une œuvre majeur, qui lui permet de faire le point sur ce qu'il a fait  jusqu'ici, avant de reprendre pour un autre film, plus novateur.

En attendant, on s'éclate bien avec ce Deathproof.

Ma scène culte:

Disons qu'il y en a deux. Tout d'abord, l'accident, dont j'ai déjà parlé. Ensuite la fameuse course poursuite finale. Les voitures, la route, la vitesse. Mention spéciale à Zoe Bell, qui passe une bonne partie de la poursuite allongée sur le capot, et à ce motard qui ne sert à rien et qui s'écrase comme une merde. On the road again !

 

Repost 0
13 octobre 2007 6 13 /10 /octobre /2007 12:43

On ne peut rien contre l'instinct maternel : c'est le plus fort de tous (surtout avec un joli pistolet) !

Synopsis:

Un clochard mangeur de carottes voit une femme enceinte se faire poursuivre par une bande de tueurs. Il la sauve (révélant un talent sans limites pour la tuerie) et la fait accoucher. Mais cette derniere meurt, et il se retrouve avec un bébé sur les bras et un tueur à gage au cul bien déterminé à récupérer le mioche.

Mon avis

Depuis un bout de temps déjà j'avais un sacré fantasme au cinéma (et non ce ne pas un porno avec Natalie Portman et Nina Persen) : un film d'action qui enchaînerait les scènes les plus folles à un rythme effréné, sur une musique rock, le tout sans se prendre au sérieux un seul instant ! J'avais cru voir ce film en Die Hard 4, mais celui ci ne comporte pas assez d'auto-dérision, la faute à un scénario qui joue sur les peurs post-11 septembre et qui s'y croit trop (ça n'empêche pas que j'ai adoré le film, ne nous méprenons pas).

Je restais donc sur ma faim, jusq'à ce que tadam... un film sorti presque dans l'anonymat (personne autour de moi ne le connaît !) attire mon attention. Et là, la claque du siècle ! Tout ce dont j'avais toujours rêvé était dans Shoot em up ! Il faut dire que je trouve ce film vraiment unique. Pas un seul moment ça n'arrête. En guise de scène d'exposition un gros plan sur Clive Owen (génial, on y reviendra) qui mange une carotte. C'est tout. Après les personnages s'aggrippent à leurs flingues pour ne plus les lâcher! Ça tire, ça saute, ça glisse, ça tue et ça détruit dans tous les sens. On s'arrête le temps d'une vanne bien sentie ("c'est ce que j'appelle tirer un coup"), et ça repart à 100 à l'heure.

Apparaît alors la fille (Monica Belluci sublime), et l'on pourrait se dire que c'est l'occasion de balancer des émotions mièvres, histoire de prendre une pause, mais non il ne faut pas rêver! J'ai beaucoup ri durant le film, non pas à cause du n'importe quoi des scènes, mais justement à cause de la totale absence de sérieux de ces scènes toutes plus folles les unes que les autres, qui invitent le spectateur à se laisser aller et à ne pas se prendre la tête. Pour preuve, l'arme favorite de Clive Owen est ... une carotte.

D'ailleurs, il faut saluer les acteurs, qui sont tous des superstars, et qui ne le font pas sentir durant tout le film étant donné leur auto-dérision. Ainsi Clive Owen est extra en "justicier" mystérieux et râleur, Monica Belluci sait user de ses charmes sans jamais tomber dans le vulgaire ou dans le mièvre, et Paul Giamatti impressionne dans son rôle de tueur fou. Comme son titre l'indique Shoot em up s'apparente à un shoot'em up, et m'a cloué sur mon fauteuil, mort de rire et euphorique.

Mince, on devrait faire plus de film comme ça !

Ma scène culte:

Le film tout entier est culte ! Mais s'il y a bien une scène que j'adore c'est la course poursuite, rapide et mortelle, et qui finit sur une morale bien en accord avec le code de la route : "Fallait pas attacher sa ceinture".

 

Repost 0
25 juin 2007 1 25 /06 /juin /2007 18:35

David Carradine et Uma Thurman. TFM Distribution

Le duel au sommet entre Bill et la mariée. Un face à face d'anthologie.

Synopsis:

La mariée poursuit sa terrible quête de vengence, afin d'atteindre et de tuer Bill. Mais les choses ne vont pas être tout aussi simples pour elle.

Mon avis:

Il faut savoir que ce volume 2 est beaucoup plus léger en ce qui concerne la violence que son prédécesseur. Bien que continuant ses références aux films d'arts martiaux de Hong Kong (on pense à la séquence d'entraînement chez le maître Pei Mai, vieux chinois tout droit sorti d'un manga), Tarantino a voulu laisser une place plus importante à l'émotion. Ainsi, il laisse entrevoir les faiblesses de La mariée, la rendant plus humaine, alors qu'elle n'était qu'une furieuse machine à tuer dans le volume 1. Cela peut surprendre, voire repousser au début, mais lorsque l'on revisionne ce film, on s'aperçoit que le réalisateur s'en sort plutôt bien (sans aller jusqu'à nous arracher des larmes). Cependant n'allez pas croire que le rythme du film en pâtit. Les combats sont toujours de la partie, ainsi que l'incroyable beauté des images.

Personnellement, j'ai préféré le volume 1, mais je pense que cette suite mérite bien ses 4 étoiles.

Ma scène culte:

Le superbe (mais trop court) combat contre Bill. Cette scène est extrêmement inventive. Tarantino a vraiment un sacré sens du style. Les protagonistes s'affrontent, assis sur leur chaises. Excellent.

 

Repost 0
22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 14:14

Lucy Liu et Uma Thurman. TFM Distribution

Un véritable sens du style et de la composition se dégage de Kill Bill.

Synopsis:

Membre du groupe de tueurs professionnels "Les Vipères assassines", Black Mamba décide de tout quitter pour se marier. Mais Bill, le chef du groupe, ne voit pas les choses d'un bon oeil. Il fait donc irruption pendant la cérémonie de mariage avec ses tueurs, massacre les invités, et loge une balle dans la tête de la mariée, alors enceinte. Mais celle-ci survit, plongée dans le coma.

4 ans après elle se réveille, et n'a qu'une seule envie, se venger. Son objectif : tuer les quatre membres qui ont participé au carnage, et surtout, tuer Bill.

Mon avis:

Kill Bill... L'alliance de ces deux mots sonne rudement bien. Elle suffit à elle seule à donner le ton du film : une œuvre stylisée à mort (c'est le cas de le dire). Quentin Tarantino donne à son film une esthétique fascinante, et unique en son genre. Le sang coule à flot (les mort deviennent de véritables arrosoires), sans pour autant choquer, au cours de combats au sabre hallucinants et gigantesques. La photo est des plus soignées, donnant lieu à des images magnifiques, comme un affrontement d'ombres sur fond bleu. La musique est excellente, empruntant aussi bien à l'univers du western spaghetti, qu'à celui des films de Hong Kong. Mélangez le tout et vous obtiendrez des séquences d'anthologies. Ajoutez une certaine audace (scènes en noir et blanc, et même une sous forme de manga), vous aurez Kill Bill !

Un film comme on en voit peu! Tarantino a voulu son film comme un immense hommage aux films de hong Kong, il en a fait un chef-d'œuvre unique!

Ma scène culte:

Le duel final face à O-Ren Ishii, qui reprend toutes les qualites du film, à savoir des images superbes avec une Lucy Liu majestueuse au miliueu de la neige, une musique digne des westerns de Sergio Leone, et un combat splendide.

 

 

 

Repost 0
22 octobre 2006 7 22 /10 /octobre /2006 18:43

Hugo Weaving. Warner Bros.

Un personnage pour le moins grand guignolesque qui s'élève contre la dictature.

Synopsis:

En Angleterre dans le XXI ème siècle, la monarchie constitutionnelle a été remplacée par un régime autoritaire et fondé sur la peur. Seul un homme masqué se faisant appeler V résiste à cette oppression.

Un jour, Evey, une jeune femme travaillant pour la télé se fait sauver par ce mystérieux héros. Et bien que tout semble faire croire que leurs chemins ne se recroiseront plus, V la capture lors d'un acte terroriste visant à transmettre un message au gouvernement, et l'emmène dans son repère. Elle découvre en lui un homme tourmenté et avide de vengeance, caché sous ses manières élégantes. Il découvre en elle une alliée fidèle mais surtout l'amour, qu'il croyait ne plus jamais devoir ressentir.

Mon avis:

Tout semble accuser dans les publicités pour ce film un blockbuster hollywoodien comme on en fait toujours (classique et déjà vu). Un film produit par les frères Wachowsky (réalisateurs de Matrix), un héros à l'allure grand-guignolesque... On croirait presque que la seule innovation du film est d'avoir rasé Natalie Portman.

Eh bien non ! V est un film à part entière, engagé et magnifique. Il y a peu de scènes d'action et loin d'être bavards, les dialogues sont passionnants et vifs. De plus, l'histoire est recherchée (ce n'est pas qu'un simple super-héros qui combat le méchant gouvernement) avec des personnages aux personnalités profondes. Mais il faut surtout souligner la performance de Hugo Weaving qui, bien que l'on ne voit jamais son visage, réussit à faire passer des sentiments.

Chapeau .

Ma scène culte:

Le fameux concert de V. Personne ne comprend ce qu'il raconte, on se demande s'il va dès les 5 premières minutes révéler son identité et on assiste à un surprenant spectacle. Bien vu l'artiste.

 

Repost 0

Présentation

  • : Studio M91
  • Studio M91
  • : Un petit blog sans prétentions, pour partager mon avis sur les films qui m'auront marqué, en bien ou en mal (surtout en bien, comme vous pourrez le constater).
  • Contact

Recherche