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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 19:10

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/62/93/59/18659983.jpg

To my dearest friend...

 

 

Synopsis :

Alors que Chihiro et ses parents s’apprêtent à emménager dans leur nouvelle maison, ils se trompent de route. Sous l’impulsion du père, ils empruntent un tunnel sombre qui les conduit dans un village abandonné. Là, un somptueux banquet les attend, que les parents n’hésitent pas à dévorer. Punis pour avoir osé goûter aux plats que la terrible sorcière Youbaba réservait à ses invités, ils se retrouvent changés en porcs, sous le regard terrifié de leur petite fille. Si elle veut espérer sauver ses parents, Chihiro n’a d’autre choix que d’entrer au service de la sorcière.

 Mon avis :

 Certains titres sont d’une telle simplicité qu’ils nous semblent banals. Que peut bien avoir à offrir un titre banal ? Une histoire banale, n’est-ce pas ? Il arrive cependant que nous nous retrouvions face à l’un de ces titres, et que celui-ci renferme des trésors d’une grandeur qui dépasse ce qu’il donne à voir. Leur apparente modestie joue les trompes l’œil, et c’est en toute innocence qu’ils nous invitent à découvrir l’histoire qu’ils gardent. Et naïvement, sans nous douter de rien, nous acceptons de les suivre.

Le voyage de Chihiro… Voilà qui promet de jolies aventures, dans de jolis décors, avec de jolis personnages. Un bon dessin-animé d’aventure, comme on en a vu tant auparavant. Un bon moment que nous oublierons peut-être plus tard. Aucun bouleversement annoncé.

L’invitation à ce Voyage nous interpelle, et nous voilà donc en train de suivre une petite fille dans ses aventures pour sauver ses parents des griffes d’une terrible sorcière. « Léger » pensons-nous, mais il y a bien longtemps que la petite Chihiro a emporté avec elle notre esprit, et nous nous apercevons alors que ce mot n’a plus rien de condescendant. « Aérien » répond notre cœur, et cette réponse est presqu’un murmure, tant nous craignons de troubler la féérie qui s’installe.

Le monde de Chihiro est un poème de tous les instants. Nous y entrons par un tunnel fait de pierres ternes et d’ombres. Pourtant, à la sortie, ce sont de chatoyantes couleurs qui viennent nous accueillir dans un paysage merveilleux, fait de verts et de bleus qui déclenchent ce besoin de courir et de nager, de cabanes éclatantes de rouges et roses pour rire et s’amuser. Malheureusement, l’atmosphère n’est pas à la joie. L’écho des pas d’une famille errant dans les rues, pour seule bruit de course effrénée. Le silence pour tout rire. C’est finalement dans l’obscurité d’une nuit peinte de fantômes noirs et de mystères bleus marines, parsemée de lampions orangés, que Chihiro va se perdre.

Des bains éclairés d’une lumière jaune éblouissante constituent l’antichambre de couloirs plongés dans une pénombre traversés d’éclairs pourpre. La traversée d’un océan turquoise sous le ciel azuré mène à un train s’enfonçant dans les ténèbres mortuaires. Un univers à la beauté double qui traverse le film de part en part, et en imprègne la moindre scène. 

Cette univers s’anime sous nos yeux, prend soudain vie. Une population bariolée s’active dans la maison des bains d’une vieille sorcière à tête gigantesque, accueillant grenouilles parlantes,  tas de boues en mouvement, vieillards aux bras multiples, bébés géants, spectres sans visage, esprit des rivières et autres créatures qui oscillent en permanence entre inquiétantes et fascinantes. Le moindre personnage peut à tout moment passer d’ami à ennemi, ou bien l’inverse, sans crier garde, parce qu’excentricité n’exclut pas humanité. Le manichéisme n’a plus droit de citer dans parmi ces individus, pourtant dessinés de façon si simple. Si le for intérieur est d’une importance cruciale, les actes de chacun revêtent leur importance.

Au milieu de ce bestiaire improbable, Chihiro promène sa peine. A priori, sa quête est évidente, sauver ses parents, mais il paraît bien vain désormais de penser que l’histoire en reste à son niveau le plus élémentaire.

Chihiro n’entame pas un voyage. La supercherie du titre est dévoilée au grand jour, car ce qui s’annonce pour la petite fille, ce n’est ni plus ni moins qu’une odyssée. Un chemin parcouru d’un souffle, qui la verra grandir, et faire grandir les autres. Entrer dans l’âge adulte en gardant l’innocence de son enfance. Sans jamais oublier qui elle est.

Les rencontres seront nombreuses, les embûches seront légions. Il y aura des frayeurs, du découragement, des larmes. Mais aussi  du soulagement, des sourires, des rires. Dois-je me méfier d’autrui comme on me le conseille ? Aider l’autre au péril de mes objectifs ? Des questions qui se posent mais qu’elle ne se pose pas. Les difficultés n’épargnent personne, pourquoi devrait-elle le négliger avec de telles questions ? C’est là la beauté de l’innocence d’un enfant.

Au bout du chemin, il y a l’amour. Evidemment l’amour. Comment ça l’amour ? Jamais simple, il apparaît simplement. Sincère et désintéressé, pur, il justifie que Chihiro sacrifie tout pour lui, et permet d’avancer dans la lumière, même lorsque la nuit tombe. C’est là la puissance de l’amour adulte.

Ainsi, nous voici perdus corps et âme dans une histoire qui n’annonçait rien, et nous surprend à parler de tout. Et nous suivons avec passion la petite fille qui nous emmène à travers le film comme dans un rêve. Une odyssée est éternelle. Une partie de nous même en ressort à jamais changée. Et continue de flotter sur une vaste étendue bleue perdue entre ciel et mer.

 

 

Ma scène culte : Un voyage en train, qui commence par un moment d'attente sur un quai de gare entouré d'eau à perte de vue. Qui révèle les amitiés qui se créent. Qui se fait dans la pénombre au milieu d'âmes solitaires. Et qui pourtant rayonne pourtant de la lumière du cœur. Poétique de bout en bout...
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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 13:21

 

 

 

Synopsis :

Rencontrez Vincent Malloy, garçon bien élevé dont le rêve est d'être Vincent Price.

 

Mon avis :

Vincent est l'un des premiers court-métrage de Tim Burton, réalisé en hommage à Vincent Price, grand acteur, connu pour ses rôles dans des films d'horreur dans les année 50.

Dès le début, on reconnaît la patte du réalisateur : l'utilisation des marionnettes filmées en stop-motion, l'esthétique des personnages aux traits exagérés, on encore l'utilisation des ombres pour mieux faire surgir les créatures les plus étranges. Mais c'est surtout le thème qui est très burtonien, puisque le court traite d'un petit garçon qui peine à se retrouver dans la vie conventionnelle des enfants de son âge que sa mère espère le voir mener. Vincent préfère s'enfermer dans son imagination sombre et torturée plutôt qu'aller jouer dehors.

Ce qui frappe dans ce court-métrage, c'est cette poésie qui en émane. Une poésie noire et fascinante. La voix-off de Vincent Price qui narre les délires de Vincent y est pour beaucoup, tant sa diction parfaite mêlée à son timbre grave et profond sont envoûtants. Il fait ressortir, et même resplendir toute la beauté du texte de Tim Burton, qui y a injectée toutes sortes de visions terribles. La citation de "The raven" d'Edgar Alan Poe à la fin est tout simplement magnifique, et magnifiée par cette voix.

Cet envoûtement dans lequel plonge Vincent est également entretenu par sa musique. Le clavier qui accompagne les fantasmes de Vincent fait froid dans le dos, tandis que la flûte qui ouvre et conclut le court est d'une grande mélancolie.

C'est un court-métrage particulièrement noir et triste que nous livre Tim Burton. Sa poésie est loin de mettre à l'aise, mais réserve des trésors à côté desquels il serait fou de passer.

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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 19:49

Bac/Millimages

Encore un plan foireux de Tony Merguez pour se faire de l'argent... euh, pardon, du gent-ar.

Synopsis

Parce que Tony Merguez a acheté les mauvais billets d'avion à un revendeur Chinois, lui et son pote José Frelate sont obligés de passer leurs vacances dans les rues de la cité, au lieu des plages de Santo Rico. Le premier décide de se refaire du blé en dealant de la drogue pour Zoran, le caïd du coin, tandis que l'autre se retrouve à faire des travaux d'entretien dans la maison du juge Santiépi. Qui a dit que ces vacances allaient être tranquilles?

Mon avis:

Alors que sortent cet été L'âge de glace 3, et Là-haut, deux films aux images de synthèses superbes, s'offrant même le luxe de la 3D, Les lascars offre une vision française de l'animation. Le style est particulier, à moins d'y être habitué. Les décors (par ailleurs riches en détails bien funs, auxquels il faut faire attention) semblent être des cartes posées en arrière-plan de personnages en animation. Ceux-ci ont d'ailleurs un look étrange : formes bizarres, couleurs innattendues (José est violet, Tony verdâtre...), et aspect crade pour un grand nombre. Enfin, le sens de la perspective ne semble pas parfaitement acquis. Mais grâce à une animation excellente, le tout forme un ensemble cohérent et plaisant, qui permet d'entrer facilement dans l'histoire.

Et celle-ci, c'est de la pure ! La cité sert ici de décor à une aventure complètement barrée. Loin de tout discours social, on est ici dans la pure rigolade. Les auteurs s'en sont donnés à cœur joie pour ce qui est des situations : baston au kebab, méga-teuf chez les flics, online dating en slip... j'en passe et des meilleurs. Vous l'aurez compris, le délire est total. Et pour le coup on s'éclate bien. Rien qu'à titre d'exemple, le générique qui présente tous les personnages du film sous forme d'ombres chinoises vaut le détour, notamment pour la présentation de Zoran, la brute épaisse.

Mais qui dit situations de folie, dit personnages de ouf ! Dans le genre, Tony Merguez, véritable loser de service qui a toujours l'idée de génie pour s'en sortir, est pas mal. Il faut entre autres écouter ses arguments pour rompre avec sa copine Manuella ("Moi j'suis un dur, un mec hardcore du nord, et toi... toi... TOI T'ES UNE MEUF QUOI !!!"). Celle-ci est d'ailleurs une fétichiste qu'il ne faut absolumment pas contrarier ! A côté de ça, Momo, une caillera qui se rêve Spielberg des cités, Narbé et Sammy, deux ratés frimeurs mais chanceux, un juge Santiépi, qui se sert des jeunes délincants pour refaire sa maison, John Boolman, le visionnaire du porno... Ma palme revient à Zoran, le caïd obsédé : il ne faut absolumment pas manquer ses séances de chat en ligne, ou de speed-dating, des musts ! Au milieu de tout ça seul José, rappeur incompris et sa belle Clémence semblent garder un peu de "normalité", quoique... il en faut peu pour que le tout s'effondre (cf la teuf finale).

L'ambiance joue ici un rôle fondamental. On est dans une cité, sûr : langage verlan, rap, HLM... Pourtant, le tout est sur le mode parodique : l'utitlisation du langage des cités est exagérée, et les paroles de certaines chansons  sont putôt drôles, sans oublier les détails du décors (affiches...). À ne pas manquer : le rap de Tony et José sur le citoyen modèle, énorme!

C'est frais, original, et hilarant ! De vraies cances-va en somme!

Ma scène culte:

Le speed-dating de Zoran, lorsque Tony décide enfin de lui avouer qu'il a perdu l'argent. Ou comment un balèze qui tente de passer pour quelqu'un de subtil (attention, il aime l'opéra, et Beethoven, mais plus le 1 que le 2 car le chien devient méchant), s'énerve en 2 secondes. Très drôle.

 

 

 

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22 septembre 2006 5 22 /09 /septembre /2006 20:02

Square Pictures

Certaines images, à l'instar de celle-ci, sont d'une poésie surprenante.

Synopsis:

Le monde ne fonctionne que grâce à l'énergie  Mako que fournit la Terre. Les Hommes ont vite vu là une source d'énergie qui peut rapporter beaucoup. Mais en puisant l'énergie de la Terre, ils l'ont épuisée. Cette dernière décide de se venger et de répandre la maladie.

La maladie atteint de nombreuses personnes. L'une d'elles s'appelle Cloud, un ancien soldat hanté par ses souvenirs et qui tente de les fuir. Mais un jour, des évènements le poussent à réagir: trois frères en quête de leur "mère" se mettent à enlever les orphelins touchés par la maladie. Cloud doit réagir. Mais quel mal ces trois frères tentent-ils de faire apparaître?

Mon avis:

Rassurez-vous : aucun besoin d'avoir joué au jeu pour apprécier le film. Certes on passera à coté de clins d'œœil (comme la sonnerie du portable d'un des frères), mais rien de grave.

Alors le film. Même la personne la plus réfractaire à la 3D ne peut rester de marbre devant les prouesses techniques de ce film. Le rendu est impressionnant, littéralement bluffant. De plus elle est mise au profit de scènes d'action époustouflantes ( dont une poursuite en moto sur l'autoroute, ahurissante). Le tout servi avec une histoire bien ficelée, mélangée à un hymne à la nature.

Bravo.

Ma scène culte:

La poursuite avec Cloud et  les frères albinos dans le tunnel. Un modèle d'animation et une scène d'action à couper le souffle.

 

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2 septembre 2006 6 02 /09 /septembre /2006 11:22

Buena Vista International

"I'm back !... Oh, my back !"

Synopsis:

M. Indestructible était l'un des plus grands super-héros, du temps où ceux-ci pouvaient encore exercer. Malheureusement, un jour, il sauva un homme qui ne voulait pas être sauvé. Cette action entraîna une série de procès contre les supers, qui aboutit à l'interdiction pour eux de se servir de leurs pouvoirs pour sauver les gens.

15 ans plus tard, M. Indestructible, devenu Bob Parr tente tant bien que mal de mener sa vie avec sa femme Helen (ex Elastigirl) et leurs enfants, Violette (qui peut se rendre invisible et créer des champs de force), Flèche (qui peut courir à une super-vitesse) et Jak-Jak (qui n'a pas de pouvoir). Pourtant Bob a du mal à s'intégrer dans une vie normale. Alors lorsque une agence mystérieuse lui propose de reprendre du service, il fonce remettre son costume!

Mon avis:

Les indestructible est à mon avis un des meilleurs films de Pixar (avec Toy Story). J'ai dû le voir des dizaines de fois, il me plaît toujours autant.

Les animations et le graphisme sont magnifiques. Le tout est raconté avec un humour qui fait toujours mouche. Les rapports famille normale/famille super sont hilarants (la scène où les parents conduisent le van pour rattraper le méchant, et se disputent pour savoir quel chemin prendre, est excellente) et voir Bob s'énerver contre sa voiture est une scène cultissime.

Chapeau bas messieurs de chez Pixar, grâce à vous les supers reprennent un coup de jeune.

Ma scène culte:

La scène où Elastigirl se retrouve coincée dans plusieurs portes en même temps. Elle me fera toujours rire grâce à l'absurdité et à la réaction des gardes qui se retrouvent devant le corps élastique de la femme.

 

 

 

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