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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 00:57

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Qui a dit que la fin du monde serait malheureuse ?

 

Synopsis :

Un astéroïde s'apprête à s'écraser sur Terre. L'humanité n'a plus que trois semaines à vivre. Penny et Lodge, voisins, chacun seul pour vivre leurs derniers instants, décident de s'entraider : elle souhaite retourner auprès de sa famille, tandis que lui veut retrouver son premier amour de jeunesse...

 

Mon avis :

Le postulat est quand même très riche : que fairiez-vous s'il ne vous restait plus que trois semaines à vivre. Dès les premièresminutes du film, la question affleure. Certains se suicident, d'autres préfèrent faire la fête et tenter toute sortes d'expériences inédites. D'autres encore continuent leur vie comme si de rien n'était. Une chose est sûre pour tous : personne ne veut finir seul.

Si le thème de la peur face à la solitude est clairement mis en avant comme sujet, ce qui l'est moins c'est le traitement que souhaite en faire la réalisatrice. Au début du moins... Des scènes de fêtes vulgaires, des morts violentes, des gens qui s'aiment, des gens qui se quittent... Est-on dans une comédie ? dans une satire sociale ? dans un drame ? Le personnage de Lodge incarné par un Steve Carrel très sobre, erre au milieu de ce mélange de scènes aux tons différents, leur conférant une aura désabusée qui, si elle permet de maintenir une unité dans ce commencement, ne suffit pas à faire rentrer le spectateur dans le film. Même lorsqu'il rencontre Penny, excentrique Keira Knightley, on a du mal à accrocher à ce tandem, tant on a du mal à savoir ce qu'il est réellement censé raconter. On devine une histoire d'amour, certes, mais de quoi veut-elle parler ? Cette fin du monde finalement, n'est-elle qu'un prétexte, un arrière-plan arrangeant pour une comédie romantique ? Ou bien cache-t-elle une réflexion plus intéressante ?

Toujours est-il que nos deux héros finissent par quitter la ville. Le film prend alors la forme d'un road movie avec ses inévitables rencontres étranges, et points d'étape représentant une évolution dans le parcours des personnages. C'est plaisant à regarder. Malheureusement, le spectateur a un peu le sentiment de rester sur le bord de la route.

Et puis soudain, à mi-chemin, quelque chose se produit. Un miracle ?

Penny pleure au téléphone, en parlant à ses parents. Le coeur se serre, et on comprend une chose : on a quitté le bas-côté pour rejoindre le voyage. On ne se contentera plus d'observer les évènements, on les vivra. Leurs joies se feront notre. Et nos larmes se mêleront aux leurs. On comprend autre chose : il ne fallait pas se perdre dans les divers détours stylistiques et scénaristiques empruntés par la réalisatrice. Le film ne désire que parler de la peur de la solitude face à la mort. Ainsi qu'on l'avait pressenti.

Pourquoi vivre à deux ? La réponse vient du ciel : un astéroïde risque à tout temps de s'écraser sur Terre. Il est alors terrifiant de penser que l'on va mourir dans l'indifférence général. Alors, on veut partager sa vie avec quelqu'un, pour être plus fort face à la mort. Mais cette force ne peut venir que de l'union. Pas seulement de l'union physique, mais de celle des coeurs. On peut passer sa vie à chercher son âme soeur. On peut même se tromper. Il suffit néanmoins qu'elle surgisse à la dernière minute, et rien n'aura été vain.

Tel est le propos de Jusqu'à ce que la mort nous sépare. Une histoire d'amour qui nous parle de l'Amour. Si on peut regretter le début cahotique, qui aligne finalement les passages apocalyptiques obligés d'un film de fin du monde rendant flou son propos, on ne peut qu'être séduit par la réfléxion qui se dégage. Un film maladroit, mais tellement touchant. Que son dernier plan, tout juste magnifique, fait basculer dans le beau.

 

Ma scène culte :

La scène où Penny téléphone à ses parents. La scène démarre pourtant maladroitement. On découvre des personnages bizarres qui croient qu'ils survivront dans un abri anti-atomique avant de constituer l'humanité du futur. Filmé de façon abrupte, on apprend que Penny peut téléphoner. Keira Knightley saisit le combiné, et à l'autre bout du fil, sa mère répond. La scène peut alors s'envoler. Tout le long, on ne sait pas ce qu'elle entend, mais on peut voir le visage de l'actrice saisie d'une émotion forte qu'elle tente de contenir tant bien que mal. Elle veut rire et pleurer à la fois. Elle est heureuse de savoir sa famille saine, et triste de la savoir loin. Un grand moment d'émotion. Il faut d'ailleurs rendre honneur à Keira Knightley, qui est sans aucun doute la meilleure actrice du film (hommes et femmes confondus). Elle est d'une justesse constante; ses sourires vous illumine un plan mieux qu'un rayon de soleil; ses larmes vous serrent le coeur plus fort qu'un éteau. 

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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 20:09

Anna Kendrick et George Clooney. Paramount Pictures France

"Certes vous êtes virés, mais attention, c'est George Clooney qui le fait !
- What else?"

Synopsis:

Ryan Bingham a choisi un mode de vie bien particulier : il parcourt les Etats-Unis pour virer du personnel pour le compte de patrons qui n'osent pas le faire eux-même. Son foyer ? Les hotels, les aéroports, les avions. Ce style de vie qu'il affectionne tant va pourtant être bouleversé par l'arrivée d'une jeune fille, Natalie Keener, qui se propose de révolutionner l'entreprise en renvoyant les gens par visioconférence, depuis le siège même de la société, sans avoir à se déplacer.

Mon avis:

Contrairement à ce qu'on pourrait penser, In the air n'est pas un brulôt virulent contre notre société, qui se permet de jeter les employés comme des mouchoires usagés (bien que le débat  reste ouvert en fin de film). Il s'agit avant tout d'un film sur le mal-être de la solitude.

Aussi faut-il plutôt voir le métier qu'exerce Ryan comme une métaphore de ce sentiment : peut-on se sentir plus seul que lorsqu'un inconnu vous annonce que vous allez perdre votre emploi ? D'ailleurs, la plupart des employés demandent ce qu'ils vont faire pour leurs familles, comment ils vont pouvoir s'occuper d'eux (comme lors de cette très belle scène dans laquelle un homme se demande comment ses enfants vont pouvoir le regarder). Cette solitude s'accroît avec l'idée de Natalie, de virer le personnel par visioconférence, sans aucun contact réel avec l'employé, qui se retrouve alors isolé dans une pièce.

Mais le vrai solitaire dans cette histoire reste Ryan. Son style de vie, il l'a choisi pour se couper de tous liens sociaux, sans responsabilités envers d'autres personnes. Il en a même élaboré toute une théorie, celle qu'il nomme "du sac à dos". En gros : faire son sac et n'y mettre que l'essentiel, ce qui n'inclut pas le foyer et les relations sociales. Sa seule "relation" est celle, ponctuelle, et torride, qu'il vit avec Alex, buisnesswoman abonnée aux séjours dans les hôtels de luxe (aux frais de l'entreprise).

Finalement, c'est une façon de vivre qu'il a parfaitement élaborée, adaptée à son travail. Mais la question du film : que lui reste-t-il si on lui retire ce travail ? Que laisse-t-il derrière lui ?

On pourra dire que ce n'est pas l'idée du siècle, et qu'un demi-million de films ont déjà fait le tour de la question, mais In the air aborde avec subtilité l'idée que "seul, la vie ne vaut pas d'être vécu". La relation en dents de scie de Ryan avec ses sœurs, ou encore avec Alex, illustre bien le vide qui se crée peu à peu dans sa vie.

George Clooney était l'acteur parfait pour incarner le personnage. Impossible de ne pas faire le parallèle entre ces deux grands célibataires qui ont choisi un mode de vie qu'ils assument totalement. Son regard de séducteur fatigué rend toute la solitude du personnage palpable.

Comédie douce amer, In the air se regarde avec plaisir, et laisse le souvenir d'un beau voyage, ponctué de quelques magnifiques images (les avions, les hôtels n'ont jamais tant fait envie), de sourires (et même de rire, mention spéciale à l'apparition de Zach Galifianakis), de mélancolie, le tout avec bonheur.

Ma scène culte:

La scène émouvante dans laquelle Ryan et Natalie sont chargés de renvoyer un père de famille qui ne sait plus quoi faire. La façon qu'a Ryan de le remotiver donne envie d'avoir ses talents d'orateur.

 

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16 novembre 2006 4 16 /11 /novembre /2006 20:03

Le comportement étrange de Raymond, va pourtant faire ressortir l'humanité de Charlie.

Synopsis:

Charlie Babbit est un  homme d'affaire pressé et très accro au travail. Cela vient en partie du fait qu'il ait quitté le domaine familiale à cause de disputes trop fréquentes avec son père, un homme sévère qui se souciait peu de son pauvre fils. Cependant un jour, ce dernier meurt léguant à Charlie une vieille voiture et des plantes. Ayant toujours convoité cette voiture, le jeune homme se réjouit de la nouvelle jusqu'à ce qu'il découvre qu'un don de 3 millions de dollars a été fait par le défunt à une pension psychiatrique. Jaloux, et surtout parce que son business commence à couler, Charlie se rend sur place. C'est alors qu'il y découvre l'existence d'un frère, Raymond un  génie malheureusement autiste, dont il avait oublié l'existence depuis bien longtemps. Se fichant pas mal dans un premier temps de ces retrouvailles fraternelles, Charlie emmène Raymond avec lui sans autorisation, dans le but d'obtenir une partie de ces fameux millions. Ainsi commence une longue route à travers l'Amérique à bord de la nouvelle Buick de Babbit. Mais plus le voyage s'allonge plus Charlie se prend d'affection pour Raymond...

Mon avis

Montez tous en voiture, Tom Cruise (Charlie) et Dustin Hoffman (Raymond), sont au volant de ce road movie très touchant.

A travers les États-Unis, Tom Cruise nous montre pour la première fois la véritable étendue de son talent (et pour en avoir on peut dire qu'il en a). Capricieux et sur les nerf parfois, tendre et sensible d'autre fois, il passe à travers toutes les humeurs sans passer par la borne too much. Quand à Dustin Hoffman, il conduit ici le film plus qu'il ne conduit la voiture, imposant son style émouvant et humble. Loin d'être ridicule, il réussit tantôt à nous attendrir tantôt à nous mouiller les yeux. Et les deux acteurs réunis forment une alchimie étrange qui fait de Rain Man un film unique.

Les scènes s'enchaînent sans que le périple des deux frère ne nous fatigue, non seulement  grâce aux deux acteurs mais aussi aux lieux et aux situations aussi diverses que variées : Motel pour mettre les choses au point entre Charlie et Raymond, caféteria pour découvrir Raymond, casino pour se faire un peu de fric... tout autant d'évènements qui donnent aux passagers que nous sommes de rire et de nous émouvoir.

Mais la voiture s'arrête là et nous devons descendre heureux et satisfaits du voyage. Messieurs Cruise et Hoffman vous êtes d'excellents compagnons de route, et à bientôt j'espère pour un nouveau voyage.

Ma scène culte:

On ne peut pas parler de scènes mais plutôt de répliques cultes: 
"C'est l'heure du tribunal populaire tatatata !"
"Le lundi c'est poisson"
"Je conduis le samedi avec Papa. Je suis un très bon conducteur"
"On compte les cartes"
"Charlie Babbit a fait une blague"
"Oh oh"
toutes prononcées par ce cher Dustin Hoffman.

 

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