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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 13:15

 

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-C'est sûr, c'est plus simple de viser quand on n'a pas de bandeau de pirate!

 

Synopsis:

Au début des années 90, L.A. est sous tension extrême: le verdict du procès des quatre flics qui ont aggressé l'afro-américaoin Rodney King va bientôt être rendu. Au même moment, Eldon Perry, flic pourri, mène l'enquête sur un braquage à mains armés dans une épicerie, qui s'est terminé par plusieurs meurtres. Il est secondé par le jeune Bobby Keough, qu'il veut former à ses méthodes. Tous deux vont découvrir à quel point la police de L.A. est corrompue jusqu'à la moelle...

Mon avis:

Les thrillers de James Ellroy ont toujours quelque chose de sale, de poisseux. On y trouve la lie de l'humanité, des êtres sans illusions, broyés par le destin. Dark Blue ne déroge pas à la règle, nous offrant un personnage des plus torturés en la personne d'Eldon Perry.

C'est bien ce dernier qui est au centre du film. On le découvre roublard et arrogant dans les premières scènes. Sans pitié, il n'hésite pas à tuer les suspects qui se trouvent sur la route, si ça peut expédier l'affaire, ou prouver qu'il est un homme, un vrai. De toutes façons, ils le méritent bien: qui dans les bas-fonds de L.A. peut se targuer d'être un honnête homme?

Ne vous fiez d'ailleurs pas aux apparences, car cette dernière phrase est une réalité dans le film. Ainsi, deux gars s'offusquant du fait que la justice ne soit pas rendue envers Rodney King, se retrouvent la scène d'après à tuer avec un tel naturel les clients d'une épicerie, que l'on est d'abord surpris de voir la première balle sortir. De même, un émmigré chinois, qui déplore la mort de sa femme, déplore en fait la perte de plusieurs centaines de milliers de dollars issues de son business de proxénétisme.

Pour en revenir à Eldon Perry, il cache au fond de lui de profondes failles. Sa façon d'être, il ne l'a pas choisie, on la lui a imposée. Et au fil des années, il a préféré se voiler la face, continuant de vénérer des veaux d'or, qu'il imagine honnêtes, comme son chef, interprété par un Brendan Gleeson d'une froideur effrayante, qui cache sa cruauté sous un air jovial. Même lorsque la vérité lui explose  à la figure, il lui tourne le dos, choisissant la seule issue qu'il connaisse: la violence et la corruption de ses idéaux. Il n'y a pas vraiment d'issue, Eldon Perry s'est finalement exclu de l'humanité. Il s'en rendra compte trop tard, comme en atteste une de ses dernières répliques, dans laquelle il demande à être envoyé dans une prison pas trop violente. Désespoir...

Il fallait un acteur de grand talent pour interpréter les multiples facettes de ce personnage. Kurt Russel s'est avéré être un choix de maître. Quelle intensité dans le jeu! Son regard surtout, est tellement expressif. Tour à tour arrogant et soucieux, triste et hilare, il pioche dans une vaste palette d'émotions. Il faut le voir exprimer la désillusion qui domine peu à peu son personnage.

Le film entier est traversé par ce pessimisme sombre. La violence est filmée avec naturel, sans exagération ni effet de style, ce qui renforce la froideur des personnages, qu'ils soient rôles principaux, second rôles, ou même figurants (le finale durant l'émeute notamment). Même ceux qui affichent leurs idéaux se montrent souvent peu de sensibilités. Arthur Holland, directeur adjoint de la police, veut faire arrêter Perry et ses idéaux? Oui, mais au même moment il refuse que sa femme le quitte, car il a besoin d'elle s'il veut devenir le premier chef de la police noir de L.A., même si elle souffre du souvenir de la liaison qu'il a eu avec son assistante. Cette dernière d'ailleurs, préfère une relation distante avec le jeune Bobby Keough, se contentant de coucher avec lui de temps à autres, et refusant de connaître son nom. Ce dernier est d'ailleurs le seul à avoir des idéaux bercés de belles illusions. Nul besoin de dire qu'il sera broyé par le destin.

La musique jazz reflète bien ce pessimisme, cette sensation de voyager sans nul autre but que d'avancer, et sans voir où l'on se dirige. D'ailleurs, durant la scène de l'emeute, à la fin du film, cet errement est traduit par les fumigènes qui obligent Perry à rouler au pas, pendant qui diverses silouhettes passent près de sa voiture. Une bel mise en scène.

On peut regretter le côté réconciliation des 5 dernières minutes, juste après le très beau discours de Perry, dit de façon poignante par Kurt Russel. Sa femme qui semble tout lui pardonner, le grand méchant qui va en prison... Heureusement le dernier plan sur une L.A. en feu, nous ramène à la dure réalité de l'histoire.

Je ne saurais que trop conseiller la vision de ce film, ne serait-ce qe pour la performance magistrale de Kurt Russel.

Ma scène culte:

Perry a réussi à élucider l'affaire des meurtres de l'épicerie. Ce qu'il ne sait pas, mais que le spectateur sait, c'est que son chef, qu'il vénère, est derrière tout ça. Il le découvre de façon brutale, lorsque ce dernier lui dit froidement, les yeux dans les yeux, qu'il s'est trompé de coupables. Il faut voir la peine dans les yeux de Kurt Russel. Il évoque un petit garçon, perdu, à qui l'on vient de révéler quelque chose à laquelle il refuse de croire. Car c'est bien ce qu'est son personnage: un homme à qui l'on a volé l'enfance.

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 21:52

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L'obsession de Harry va le mener à la destruction de couple qu'il forme avec Mary, qui ne demande qu'à l'aider... 

Synopsis:

Harry Fabian, est un petit escroc qui n'a qu'une seule obsession: se faire un nom. Il enchaîne pour cela les combines douteuses, et ratées, tentant au passage de voler un peu d'argent à Mary, avec qui il vit, et qui désespère de le voir un jour reprendre raison. Un jour, Harry revient avec une nouvelle idée en tête: dominer le business de la lutte à Londres...

Mon avis:

Le film s'ouvre sur un homme en train de fuir. On apprendra peu de temps après qu'il cherchait à éviter un homme à qui il devait 5£. 5£ qu'il trouvera auprès de sa compagne. Qu'il avait d'ailleurs abandonnée pendant trois jour pour monter l'affaire du siècle. Ce n'est que la scène d'exposition, et pourtant c'est tout le film qui est révélé dans ces quelques scènes: Harry Fabian est un fugitif, qui fuit certes les gens qu'il escroque, mais surtout, la réalité, poursuivant des chimères aux visages changeant.

Il suffit de voir la terrible résignation sur le visage de la sublime Gene Tierney, qui incarne Mary, pour comprendre qu'il n'y a aucun espoir pour Harry. Pourtant, les yeux de l'actrice veulent encore croire qu'un bonheur est toujours possible. Non, vraiment, on ne peut pas admettre que cet homme soit fini.

Les feux qui brillent dans le regard de Richard Widmark, remarquable Harry, ne peuvent pas être vains, ne doivent pas être vains, n'ont pas le droit d'être vains. S'il y croit, alors croyons avec lui. Après tout, Harry n'est pas un raté: intelligent et charismatique, il a ce qu'il faut pour s'en sortir. D'ailleurs, Nosseros, pour qui il travaille le lui dit: "Tu avais tout...". Avnt d'ajouter, l'air grave: "...mais tu es un homme mort".

Le film n'a rien d'un mélodrame, on est ici dans le registre du tragique: c'est un film noir. Tout n'est donc qu'un lent cheminement vers la chute. Le fol espoir qu'on peut entrapercevoir n'est que cruelle ironie d'une histoire qui ne ménage aucun de ses personnages. Tous autant qu'ils sont, seront entrainés dans la chute de Harry.

On pense avant tout à Mary, qui le dit si bien lorsqu'elle le voit lui voler son argent, sans hésiter à la bousculer: "tu me tues en faisant cela". Ce sont en effet tout ses rêves de bonheur qui s'envolent, ceux qu'elle avait formés dans sa jeunesse. Adieu innocence, au revoir paix de mon âme, sans vous je ne suis plus... Gene Tierney, dont le destin ne fut pas si éloignée de celui là, était l'actrice parfaite pour le rôle.

Mais, il n'y a pas que Mary. Nosseros et son épouse forment une autre facette du tragique de cette histoire. Elle ne cherche qu'à le fuir, quand lui ne demande qu'à être aimé en retour. D'ailleurs, bon nombre de plans montrent Nosseros à différents moments du film, avec en arrière plan le portrait de sa femme, illustrant ainsi l'impossibilité de toute communication entre les deux.

Enfin, il y a Kristo, un gangster qui règne déjà sur le milieu des combats à Londres, et qui peine à trouver le respect d'un père, Grégorius, qu'il admire profondément. Une scène particulièrement émouvante voit Grégorius dire "mon fils m'a manqué", laissant son fils à sa douleur.

Autour d'eux, gravitent divers personnages malsains, dont une vieille alcolique qui symbolise clairement la mort, de part son regard pervers, et son rire vicieux. L'atmosphère sombre du film en est renforcée. A cela s'ajoutent les effets classiques du film noir, à savoir image en noir et blanc, et scènes de nuits dans des décors qui écrasent les personnages.

Harry n'a plus qu'à tenter de fuir. La course n'en sera que plus difficile, ce que l'on peut voir au regard fou de terreur de Richard Widmark, qui fait en même temps ressortir à merveille le fait que le héros prend peu à peu conscience de l'impasse où il se trouve.

Le film ne laisse pas indemne. On en ressort avec le sentiment d'avoir observé à la loupe tout le tragique d'une existence humaine absurde. Magnifique.

Ma scène culte:

Il y a un plan magnifique qui représente Nosseros au premier plan et Mary au deuxième. Ils sont séparés par un mur. Lui, tourne le dos à la caméra. Elle, lui fait face. Il se demande où se trouve sa femme, et elle, attend son mari. La scène illustre à merveille la solitude de ceux qui ressentent cet amour à sens unique, et qui sont délaissés par un être aimé, parti à la poursuite de ses propres chimères.

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25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 18:54

Lina commence à douter de son mari : travail de l'imagination, ou soupçons bien fondés?

Synopsis:

Lina a toujours vécu de façon sérieuse, avec ses parents, préférant se consacrer à ses lectures plutôt qu'à sa vie sentimentale. Elle tombe cependant sous le charme de Johnnie, un séducteur invétéré qui s'est épris d'elle. Ils décident de se marier, et partent pour une magnifique lune de miel. Tout va pour le mieux, et pourtant Lina apprend que son mari n'a jamais eu d'argent, n'a jamais travaillé, tout en vivant de manière extravagante. Ce n'est que le début d'une série de mensonges et d'attitudes étranges de la part de Johnnie, qui mèneront Lina à le soupçonner de vouloir la tuer...

Mon avis:

Connaît-on vraiment nos proches ? Quelle part de vérité et de mensonge dans ce qu'on sait d'eux ? Et quelle part d'imagination également ? Telles sont les questions que la pauvre Lina va se poser, malgré elle.

En effet, plus moyen de reculer : elle est mariée, et tout ce qu'elle a ce sont des soupçons : aurait-elle tort, qu'elle ne s'en remettrait jamais. Aurait-elle raison, qu'elle serait alors en grand danger. Et puis après tout elle est mariée, ce n'est pas là l'attitude d'une femme aimante que de céder à son imagination (car que sont les soupçons si ce ne sont des cauchemars de l'imagination ?). Prise au piège ? C'est ce qui est sous-entendu lors des plans large, où perdue au milieu du hall d'entrée, Lina semble prise dans une toile d'araignée formée par les ombres des fenêtres.

L'histoire avait pourtant si bien commencé, par une rencontre fortuite dans un train. Elle, plongée dans son livre de psychologie avec sa tenue (et notamment son chapeau et ses lunettes) qui soulignent son manque d'assurance, lui, sans gêne mais classe, déjà fauché, mais drôle, et si attachant. C'est le début d'un petit jeu de chat et de souris (où les rôles s'inversent), dans lequel il exerce tout son pouvoir séducteur, et dans lequel elle libère ses passions amoureuses. Et tout est déclenché par cette scène où Johnnie tente de la tenir dans ses bras, au bord de la falaise balayée par les vents : et si elle ne veut pas l'admettre au début, ce sont toutes ses passions qui sont libérées (des plus chastes aux plus sexuelles). C'est en fait elle qui se libère (et pourtant on sent déjà sa méfiance, et cette scène ressemble presqu'à un viol de loin). Ses lunettes se raréfient (juste parfois pour lire), et adieu le chapeau. Quant à lui, c'est bien la première fois qu'il envisage une relation durable avec elle. Et rapidement le mariage, la lune de miel. Et ses cheveux à elle se détachent un peu.

Puis c'est le début des mystères. Comme la découverte du fait que Johnnie n'a pas les moyens de payer la splendide maison où vit le jeune couple, et qu'il ne vit que sur des emprunts qu'il fait à droite à gauche. En fait, il n'a jamais travaillé. Et il semble très intéressé par le cadeau de mariage que ses beaux parents aisés peuvent lui donner. C'est le début des questions. Et sans qu'on s'en rende compte, elles évoluent en doutes, et finalement, en soupçons... L'attitude de Johnnie est pour le moins étrange. Jamais à la maison, personne ne le voit au travail. Même quand il est présent, ce n'est pas toujours mieux : ainsi, lorsqu'il voit son ami Beacky s'étouffer, il se contente de lui lancer un regard froid et d'empêcher sa femme de chercher des secours, affirmant que ça ne servirait à rien. Troublant...

Mais celle qui est troublée c'est la pauvre Lina. Tendrement amoureuse de son mari, les doutes l'assaillissent et la ravagent. A mesure que tout avance, sa santé se dégradent. Car il n'y a rien de pire que de ne pas savoir. Son imagination la travaille. Elle commence à voir son mari tuer ses amis. Même lors d'un simple jeu de société, elle écrit presque inconsciemment le mot "murder". Pire encore, trouve-t-elle quelque réconfort, que tout de suite son morale est descendu par une nouvelle déconcertante au sujet de son mari. Si ça se trouve, ce n'est qu'un homme immature ? Mais dans ce cas, pourquoi réagit-il si violemment lorsqu'elle s'intéresse un tant soit peu à ses affaires ? Tout va donc de mal en pis.

Vient la question fatale : et s'il voulait la tuer pour son argent ? L'angoisse atteint  son paroxysme lors d'une scène étouffante : malade, elle reste au lit et se fait apporter un verre de lait par son époux. Tendre scène amoureuse ? Plutôt sommet de suspense. Et tout va ainsi, nous perdre dans les méandres du doute.

La réponse à toutes ces questions, à la fin du film. Il fallait un maître comme Hitchcock pour maintenir un suspense totale jusqu'à la fin. Tout y est maîtrisé, et certaines scènes sont purement anthologiques (aucun réalisateur ne sait utiliser les silences commme Hitchcock). Sa force est d'avoir su s'entourer d'acteurs géniaux. Cary Grant, tout en classe et en froideur, renforce tout le mystère qu'il existe autour de son personnage. Mais celle qui mérite toutes les louanges, c'est la fabuleuse Joan Fontaine, justement oscarisée pour ce rôle. De la passion amoureuse, au doute le plus maladif, elle transmet une large palette d'émotion avec aisance. Une grande actrice.

Les soupçons passent de Lina au spectateur, qui finalement ne sait plus qui croire. Un film sublime qui tient en haleine jusqu'au bout.

Ma scène culte:

La scène finale. Pour éviter de tout dévoiler je n'en dirai rien, mais le dénouement est des plus prenants !

 

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1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 20:16

Viggo Mortensen et Naomi Watts. Metropolitan FilmExport

Ce mystérieux chauffeur représente toute la fascination qu'exerce ce milieu dangereux sur la jeune sage-femme.

Synopsis:

Le soir de Noël, à Londres, une jeune fille meurt lors de son accouchement. Elle ne laisse derrière elle qu'une petite fille, et un journal intime. Anna, l'infirmière qui l'a faite accoucher, cherche à retrouver sa famille, mais le journal est écrit en russe, et bien que sa famille ait immigré de Russie, elle n'en comprend pas un mot. Son enquête va cepandant finir par la mener au cœur de la mafia russe, les Vori'v'zacone, où violence et prostitution sont les principales activités.

Mon avis:

Bienvenue (encore que l'on pourrait se poser des questions quant à la justesse du mot) dans l'univers mafieux de David Cronenberg. Dès la scène d'ouverture, avec un égorgement dont la caméra ne rate pas le moindre mouvement de couteau, ni la moindre goute de sang, on ne se fait pas d'illusions sur la suite de l'intrigue : violence et ambigüité, seront les maîtres mots de ce film qui refuse tout manichéisme. Ici, le plus violent des parrains a des allures de bon papy et la plus innocente des infirmières éprouve une certaine fascination pour le milieu pourrait-on dire.

Un scénario des plus malins donc, dans lequel on finit par perdre la notion du bien et du mal. Ainsi même le plus déséquilibré des psychopathes (Vincent Cassel, tout bonnement génial) apparaît comme touchant au détour de certaines scènes. L'exemple le plus frappant reste tout de même ce chauffeur (Viggo Mortensen dans ce qui est pour moi son meilleur rôle), dont on ne sait pas quelles sont les véritables motivations. Quant au spectateur, il est certainement la plus trouble des figures de ce monde, exprimant donc de l'affection pour chacun des personnages principaux.

Vient ensuite l'aspect le plus difficile du film, caché au début derrières les notes envoutantes du violon russe.  La violence du film se fait sans armes à feu. Ce qui la rend plus dérangeante. Ici on ne se contente pas de voir un homme mourir, on le voit agoniser. A ce titre, deux scènes sont très représentatives. Celle où une jeune fille sans défense déstinée à devenir prostituée se fait presque violée, et la scène du sauna, où Nikolaï, le chauffeur, affronte nu deux personnes. Dans chaque scène une personne très vulnérable, pour différentes raisons, devient victime de ce monde opressant.

Au final, on ressort boulversé de ce film qui ne nous aura pas pris par la main, pour nous montrer la réalité de la violence.

Ma scène culte:

La fin, qui laisse le spectateur perplexe. Bien qu'en apparence tout soit résolu, on s'interroge toujours sur le pourquoi du comment. Quelles sont finalement les vraies motivations de chacun des personnages? A méditer.

 

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24 octobre 2006 2 24 /10 /octobre /2006 18:35

Ben Whishaw et Karoline Herfurth. Metropolitan FilmExport

Pour Grenouille, la beauté de cette jeune fille vient de ce parfum unique qu'elle dégage, qui la distingue des autres humains qu'il méprise.

Synopsis:

Jean-Baptiste, surnommé Grenouille, est venu au monde avec un don (ou bien une malédiction) exceptionnel : un odorat sur-développé. Abandonné par sa mère, vendu plusieurs fois, le jeune Grenouille finit par découvrir le métier de parfumeur. Cependant, malgré ses qualités remarquables, et des créations tout aussi sublimes, Jean-Baptiste n'est pas satisfait. Il n'a toujours pas créé le parfum ultime, dont on lui a un jour raconté la légende. Il décide alors de partir pour la ville de Parmes, capitale des odeurs. Cependant les plus belles senteurs ne sont pas le fruit des fleurs, mais d'une toute autre sorte de plante...

Mon avis:

Je préfère le dire tout de suite, je n'ai pas lu le livre, donc je ne pourrai pas juger de la fidélité du film.

Une cellule sombre. Une silhouette. Un nez qui apparaît. Il hume l'air, s'imprègne des odeurs environnantes. La porte s'ouvre. Des gardes emmènent le prisonnier, et le présentent au peuple. On lui lit sa sentence. Le pauvre homme, maigre comme un clou aura les articulations brisées, juste avant de mourir.

C'est ainsi que s'ouvre ce très bon film de Tom Tyckwer (Cours, Lola cours), sur une scène aussi sombre que glauque. Alors le spectateur est directement transporté dans le monde de Grenouille, porté par la voix d'un narrateur au ton fataliste. Le réalisateur sait éviter les répétitions, et ne passe pas son temps en gros plan sur le nez, instrument du héros. Ainsi, la personne qui regarde le film reste aux côtés du parfumeur, compatissant sans jamais larmoyant, notamment grâce à la performance d'un excellent acteur, Ben Whishaw, tantôt triste, tantôt dangereux.

Malheureusement, le spectateur finit par lâcher tout dans les 30 dernières minutes, la faute à des scènes exagérées, et trop "rayonnantes" par rapport au reste du film qui est sombre.

Heureusement le final revient à ses débuts, sombre et excellent. On quitte l'aventure ravi.

Ma scène culte:

Toute l'introduction sur la vie de Grenouille. C'est vraiment envoûtant de voir ce gamin renié de tous, évoluer dans un monde qui ne veut pas de lui et d'être pourtant cause de terribles drames.

 

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1 septembre 2006 5 01 /09 /septembre /2006 20:45

Tom Cruise. United International Pictures (UIP)

Tom Cruise en tueur glaçant et implacable, lors du meurtre de la discothèque. Cool attitude!

Synopsis:

Max est taxi de nuit à Los Angeles. Il mène une une vie tranquille jusqu'au soir où il accepte de conduire Vincent à ses 5 rendez-vous. Cette nuit-là, Max est entraîné contre son gré dans un monde qui le dépasse. Car Vincent n'est pas un agent immobilier mais un tueur à gages. Les deux vont vivre ensemble une nuit d'enfer dans les rues de L.A. Mais en verront-ils le bout ?

Mon avis:

Michael Mann nous offre là un très bon thriller, sombre, emmené par un duo d'acteurs au sommet de leur forme. Tom Cruise est d'ailleurs impressionnant dans le rôle de ce tueur froid et sans pitié. Il signe certainement l'une de ses meilleures prestations à ce jour.

En plus d'une réalisation impeccable, et d'un bon scénario, Michael Mann sait agrémenter son film de belles images. Vues aériennes de L.A. dans la nuit, chacal sauvage, boîte de nuit... de beaux cadres qui servent ce film royalement.

Alors film culte? Malheureusement non, car après avoir vu le film, on se rend compte que la fin est trop surréaliste.

Malgré tout, Collatéral est un excellent film, qu'il faut voir.

Ma scène culte:

Sans hésiter la scène qui se passe à l'intérieur d'une discothèque. Tout y est parfait (éclairage, musique...). Et puis, quel bonheur de voir un Tom Cruise froid et sans pitié dézinguer tous ses ennemis sans faire une seule victime civile.

 

 

 

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30 août 2006 3 30 /08 /août /2006 19:54

Sharon Stone, des plus sulfureuses dans une scène clé du film: l'interrogatoire. Alors, elle la porte ou pas cette petite culotte?

Synopsis:

Une star du rock est retrouvée assassinée par 31 coups de pics à glace. L'inspecteur Nick Curran, en charge de l'enquête découvre qu'il fréquentait une certaine Catherine Tramel, une romancière. Très vite elle devient son suspect n° 1 (son premier livre parle d'un meurtre au pic à glace, ses fréquentations sont douteuses...). Mais peu à peu, cette femme va totalement l'obséder. Qui tire les ficelles de ce jeu dangereux?

Mon avis:

Ce film est considéré comme culte. Certes ce n'est pas un mauvais film (j'aime bien), mais de là à le dire culte...

L'histoire est intéressante (un homme dont la vie bascule à cause d'une femme fatale) et surtout les acteurs sont excellents (Sharon Stone est sublime), mais là où le bât blesse c'est que le réalisateur se perd dans des scènes de sexe interminables. Elles sont supposées servir le film mais seule la première scène est réellement forte. Le reste est lassant. De même la fin du film laisse à désirer.

Finalement, un bon film, mais plus cul que culte.

Ma scène culte:

Sans réfléchir, la scène d'ouverture. Tout le film est présent dans cette seul scène : sexe et violence. Et peut-être la seule qui pourrait (je dit bien pourrait ) être assimilée à du Hitchcock ( en effet, le film est "censé" être un hommage aux films du grand maître du suspense).

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30 août 2006 3 30 /08 /août /2006 09:26

Colin Farrell. 20th Century Fox

"Allô chérie? Oui, ne m'attend pas pour dîner, j'ai un petit problème au boulot... Mais non ce n'est pas ce que tu crois, tu es la seule femme de ma vie (s'il m'en reste une d'ici quelques minutes)."

Synopsis:

Stu Shepard, un attaché de presse qui ne pense qu'à lui et qui est très doué pour manipuler les gens, se rend chaque jour dans une cabine téléphonique pour contacter sa maîtresse. Mais aujourd'hui, alors qu'il entre pour téléphoner, le téléphone sonne. À  l'autre bout du fil, un homme lui dit qu'il est là pour lui faire payer ses péchés. Stu n'a pas d'autres solutions que de lui obéir car l'inconnu tient sa vie entre ses mains.

Mon avis:

Joel Schumacher signe ici un thriller haletant qui va à 100 à l'heure. La mise en scène dynamique (split screen, tueur que l'on ne voit pas...) et le jeu de Colin Farrel servent cet excellent film. Le plus étonnant c'est quand on sait que le film n'a été tourné qu'en 12 jours avec un budget ridicule (10M $).

Un film qu'il faut voir.

Ma scène culte:

Difficile à dire car pratiquement toutes les scènes sont de même qualité. Je dirais toutes les scènes où le tueur se met à rire lorsqu'il voit Stu lui obéir.

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