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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 21:08

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/83/75/73/19736512.jpg

-Je me demande si j'ai bien fait d'accepter ce boulot finalement...

 

Synopsis:

Le cardinal Melville vient d'être désigné pape, au terme d'une longue période d'indécision. Cependant, au moment de se présenter à la foule, il panique, et refuse d'accepter la charge qui lui est confiée. Commence pour lui une réflexion personnelle où les craintes ne vont pas tarder à faire revenir à la surface d'anciens rêves, jamais accomplis.

Mon avis:

Je n'attendais pas particulièrement cet Habemus papam, n'étant pas un expert en Nanni Morretti. D'ailleurs, disons le franchement, c'est le premier film du réalisateur italien que je découvre. De ce fait, j'avais peu de chance d'être déçu comme ont pu l'être de nombreux critiques au dernier festival de Cannes. Je préfère le dire tout de suite, il va m'être impossible de faire cette critique sans dévoiler le dénouement (sera pape ou sera pas ?), tant la fin du film joue sur mon avis. Maintenant que vous êtes prévenus, je vous laisse me suivre (ou pas) à l'intérieur du Vatican selon Moretti.

La première surprise, qui n'en était pas vraiment une pour moi, étant donné le nombre d'articles que j'avais pu lire au sujet de ce film, est que l'on est loin du portrait au vitriol des institutions chrétiennes auquel on pouvait s'attendre. Ici les cardinaux sont présentés comme des êtres touchants, un peu déconnectés de la réalité. Tous portent quelque chose d'enfantin en eux, comme le révèlent les scènes de nuit au sein de la basilique saint Pierre: jeux de cartes, danses improvisées, petites disputes et grand cœur. Ils sont surtout déboussolés sans leur guide spirituel, et l'attendent à la manière de ces enfant qui cherchent leurs parents du regard dès qu'ils se retrouvent isolés. Chaque fois qu'ils croient apercevoir leur pape dans ses appartements, ils sont dans un état fébrile, heureux: Moretti les filme en train d'appeler leurs camarades et de faire des petits coucous à leur éminence.

Si on les voit de cette manière, c'est parce qu'on adopte le point de vue du psychologue, dépêché sur place en urgence pour tenter d'aider le nouveau pape. Le personnage du psychologue constitue la deuxième surprise du film, ni bonne, ni mauvaise mais vraie surprise cette fois. Si comme moi avant de voir le film, vous vous attendez à des face à face d'anthologie entre le spirituel et le rationnel, oubliez les tout de suite. Il y a bien un parallèle entre un passage de la bible et la dépression, mais mis à part cela, on se demande bien pourquoi avoir fait venir un psychologue pour constituer le point de vue externe. A mon avis, Moretti cherche à montrer à travers ce personnage cynique, que le but est le même pour tous, papes comme psys: trouver sa place, et de ce fait, être un peu rassuré. On pense notamment à la façon dont il prend à cœur l'organisation du match de volley (qui donne lieu à de très belles scènes). Et c'est parce qu'il ne se sent pas à sa place dans le rôle du pape, que le cardinal Melville se lance dans sa quête intime.

Les questionnements intérieurs du pape constituent la troisième surprise du film. En effet, le cardinal Melville finit par s'échapper du Vatican, et entamme alors un périple dans les rues de Rome, d'une grande beauté. Tant dans la forme que dans le fond. Dans la forme, à travers le jeu d'acteur riche en émotion contenue de Michel Piccoli, qui prouve une fois de plus l'immensité de son talent. On s'attache immédiatement à ce personnage perdu, et qui se cherche, malgré son grand âge. Cette escapade dans la ville donne lieu à des scènes très subtiles, comme celle qui le voit préparer un discours pour expliquer son attitude à ses fidèles, alors qu'il est assis, seul, dans un métro. Dans le fond, parce que la question qui surgit est la suivante: et si à 80 ans on se rendait compte que l'on était passé à côté de sa vie? Car cet homme rêvait d'être acteur, et non cardinal. Faire rêver un poignée de spectateurs, et non guider un milliard de croyants. L'idée est belle, de rappeler qu'un homme d'Eglise même pape, reste un homme, avec ses propres désillusions. Le film m'a d'ailleurs rappelé Le discours d'un roi qui évoque un peu le même sujet.

Puis vint la fin... Les 5 dernières minutes voient Melville ramené de force au Vatican, être préparé pour se présenter à la foule des fidèles, faire un discours dans lequel il explique aux chrétiens du monde entier qu'il n'est pas fait pour être guide, refuser la charge qui lui est confiée. Désespoir des cardinals, fondu au noir et générique de fin. Bon, d'abord sur la question de savoir si Nanni Moretti a bien fait de choisir une fin religieusement incorrecte, je ne suis pas gêné outre mesure. Certes dans mon interprétation du film, le périple de Melville aurait dû être une sorte d'adieu final à ses rêves de jeunesse, qui se serait conclu par sa consécration en tant que pape (fin amère qui aurait largement collé à l'ambiance du film). Mais je comprends le choix de Moretti. Ce que je ne comprends pas c'est la façon de le filmer. En effet, on a le sentiment que cette fin est tellement expédiée, que le film aurait finalement pu être fini en 15 minutes au lieu des 1h45 qu'il dure. Aucune forme de bilan de son expérience dans les rues de Rome, de ses rencontres, de ses envies. Il se contente de nous dire qu'il n'est pas fait pour être guide. D'accord, il a bien appris ça de son escapade, mais finalement, nous autres spectateurs le soupçonnions depuis le début... Pourquoi ne pas avoir profiter de la fin pour nous offrir le face à face tant espéré entre le pape et le psy? Ce dernier se retrouve d'ailleurs bien inutile à ce moment. Ce finale laisse les intentions du réalisateur un peu floues. Enfin, dernier point qui me fâche, le désespoir des cardinaux, pris au dépourvu par le discours du pape, est filmé avec une telle emphase (les visages dans les mains, ralentis, musique ô combien dramatique...) que la scène sonne faux par rapport à la subtilité du film.

Que retenir finalement? Que sur 1h45 de film, on a 1h40 de grand Cinéma. Que les 5 dernières minutes gâchent le plaisir, et empêchent au film d'entrer dans la compétition pour le titre de meilleur film de l'année (je parle de mon classement personnel, et je sais, c'est dur, mais je suis très sensible à la fin des films). Que j'ai une grande envie de découvrir l'oeuvre de Nanni Moretti!

Ma scène culte:

Au moment du premier vote pour élire le pape, la camera s'attarde sur plusieurs cardinaux. On peut alors entendre leurs pensées, et on découvre alors qu'aucun d'entre eux ne veut devenir pape, terrorisé par la charge. A un moment donné, toutes les pensées commencent à se faire entendre en même temps, laissant place à un vacarme de "s'il vous plaît, pas moi". La scène illustre le caractère enfantin des cardinaux qui semblent perdus face à l'inconnu.

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 00:29

Robert Pattinson et Emilie de Ravin. SND

Au jeu de l'amour et du hasard, nul doute que ce dernier reste le plus fort...

Synopsis:

Tyler et Ally sont deux âmes perdues que la vie n'a pas épargnées. Chacun porte en lui un drame familial. Un jour, pour se venger du père d'Ally, un policier qui l'a arrêté pour une bagarre à la sortie d'un bar, Tyler décide de séduire Ally. Mais les sentiments reprennent vite le dessus...

Mon avis:

Remember me fait définitivement partie de ces films qu'on ne peut aborder sans préjugés, notamment envers son acteur principal, Robert "Edward Cullen" Pattinson, que son rôle dans Twilight a rendu antipathique à bon nombre de spectateurs. Toujours est-il qu'à la fin, je me suis posé cette question: finalement, qu'est-ce qui fait que j'aime ce film ?

Est-ce pour les personnages forts ? Ils frôlent pourtant la caricature, du papa flic alcoolique, ou papa avocat qui ne s'occupe pas de ses enfants, au fils rebelle mais poète, en passant par le copain rigolo obsédé, mais tellement gentil. On peut dire que les scénaristes n'ont pas lésiné sur tout ce qui pouvait faire pleurer, notamment en chargeant le personnage de la petite soeur de Tyler, dépressive,mal aimée par son père, sans amis...

Dans ce cas, est-ce pour l'intrigue ? Mais tout y est prévisible, souligné à l'excès par une musique assez portée sur l'emphase. On peut deviner à l'avance tout ce qui va se passer, comment les deux héros vont tomber amoureux, comment ils vont se disputer, se réconcilier... Il y a bien la dernière scène, mais elle semble vraiment sortie de nulle part. D'ailleurs pas mal de points sont assez peu crédibles, car si on sait bien que la réalité dépasse souvent la fiction, ça passe toujours mal dans un film de mettre tous les malheurs du monde sur les héros.

Mais alors pourquoi à aucun moment je n'ai eu envie de rire ? Qu'est-ce qui fait que j'ai été séduit ? A mon avis c'est tout simplement la raison pour laquelle j'aime le cinéma. Sans prévenir, une alchimie entre tous les éléments qui constituent le  film se produit, et voilà qu'on se retrouve à ressentir des émotions, devant ce qui sur le papier semblait perdu d'avance.

Et voilà qu'on y croit à cette histoire d'amour que vivent Tyler et Ally. Les deux acteurs rendent ces personnages aussi attachants que s'ils nous étaient proches. Robert Pattinson est d'ailleurs la bonne surprise du film, révélant un jeu tout en subtilité, loin du poseur aux dents longues que l'on connaissait. Cet appartement miteux dans lequel ils vivent devient le nôtre. Allez savoir pourquoi j'avais moins l'impression d'assister à des facilités de scénario au moment où tout le monde s'avoue tout, que de partager des moments d'intimité avec les héros.

Et le film d'emporter nos émotions. La colère de Tyler se fait la nôtre, en particulier lorsqu'il veut protéger sa petite soeur, ce qui semblait impossible vu le personnage lourd qui se dessinait à traver elle. Mais non, voilà qu'elle aussi on l'aime bien. Et c'est un plaisir sincère que de voir les petites pestes qui lui font vivre un enfer se faire sauvagement bousculées. Mais quel déchirement lorsque les personnages se disputent, alors qu'on sait pertinemment qu'ils vont se remettre ensemble. De même c'est la gorge serrée qu'on assiste à un Pierce Brosnan déballant ses sentiments si longtemps enfouis, même si on n'avait aucun doute sur la noblesse de son âme.

J'ai peut-être un élément de réponse, mais je me rends bien compte que ce n'est qu'un idée, finalement assez nulle. Et si tout passait par les regards? A partir du moment où les yeux d'Emilie de Ravin qui incarne Ally s'illuminent lorsqu'elle regarde son partenaire, on est sous le charme. Le regard remplie de tristesse contenue de Robert Pattinson nous émeut, et la petite moue peu sûre d'elle de la jeune Ruby Jerins nous donne envie de la consoler. Ca vaut ce que ça vaut, mais ça confirme que les acteurs sont vraiment bons.

Umberto Ecco donne une autre explication: "deux clichés font rire, cent clichés émeuvent". Quoiqu'il en soit ne laissez pas les préjugés l'emporter et faites vous votre propre idée du film. Personnellement, j'adhère.

Ma scène culte:

Je n'en ai pas, ce film fonctionne vraiment comme un tout. Je dois reconnaître un belle jouissance lorsque Robert Pattinson pète un cable devant les petites filles qui harcèlent sa soeur. Dommage que la morale nous empêche de jeter ces petites pestes par la fenêtre, mais rien que le fait de les bousculer c'est un plaisir.

 

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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 23:21

Mark Ruffalo et Julianne Moore. Pathé Distribution

Face au drame qui les touche, mieux vaut se serrer les coudes, mais est-ce si facile ?

Synopsis:

Une personne devient subitement aveugle dans sa voiture. C'est le début d'une terrible épidémie de cécité, baptisée "mal blanc" du fait que les victimes ne voient qu'une sorte de voile blanc. Le gouvernement décide de réagir en mettant en quarantaine les aveugles. Parmi eux, il reste une femme qui, malgré tout, conserve la vue.

Mon avis:

Blindness est tiré d'un roman de José Saramago. En tant qu'adaptation, le film est très fidèle au livre. Ceux qui l'auront lu retrouveront les personnages marquants, ainsi que les passages clés. Et si l'ensemble est moins dense que le livre (mais c'était à prévoir), il reste cohérent, et a peu recours à la voix-off ce qui est tout à son honneur.

Il est difficile, voire paradoxal, de traiter de l'aveuglement au cinéma, où tout est fondé sur l'image. Pourtant de ce point de vu la mise en scène est extrêmement réussie. À chaque fois qu'un personnage devient aveugle, on commence par voir la victime vaquer à diverses occupations, puis d'une façon ou d'une autre, une lumière blanche envahit l'écran, traduisant le caractère soudain de la cécité. A cela s'ajoute la façon de traiter le trouble des aveugles, notamment lorsque le premier d'entre eux retrouve sa femme dans le dortoire.

La mise en scène est donc très belle, sachant recourir comme il faut aux ellipses. L'ambiance est de plus en plus étouffante au fur et à mesure que les aveugles oublient toutes règles sociales. Un grand soin a été fourni à l'éclairage. Lumière terne mais claire le jour, très sombre la nuit, insistant sur le fait que la femme qui voit devient presque aveugle. Une scène sur les personnages féminins, particulièrement sombre et dure (je ne la dévoilerai pas au cas où certains ne connaîtraient pas l'histoire), présente une lumière très glauque, accentuant le sentiment quasi-claustrophobes des femmes. Bref le visuel de ce film sur les aveugles est assurément soigné.

L'histoire est riche en interprétations et en questionnements que le film parvient à retranscrire. Ainsi, comme dans le livre, les personnages n'ont pas de nom, car lorsqu'on ne voit plus à quoi bon avoir un nom (comme si notre identité ne venait que du fait que les autres nous voient). Comment réagirait la société si plus personne ne voyait ? Voyait-on vraiment avant de devenir aveugle ? Verra-t-on mieux après le retour de la vue (si jamais elle revient) ? Les questions métaphysiques sont également de la partie, notamment avec la figure messianique de la femme qui voit, ou encore le fameux passage de l'église. Si le livre développe mieux ces aspects, le film réussit tout de même a poser les questions justes, tout en condensant l'histoire.

Il fallait de bons acteurs pour faire sentir le désarroi de ces personnages. De Marc Ruffalo, impeccable dans le rôle du médecin qui tente de garder la tête froide, à Gael Garcia Bernal, terrible, dans celui du "roi du dortoir 3", tous ceux qui jouent des aveugles sont parfaits. Il faut bien sûr évoquer la saisissante performance de Julianne Moore. Elle est tour à tour forte, ou peu confiante (notamment lorsqu'elle craque car elle a oublié de remonter sa montre).

Une adaptation très réussie, et un film qui fait réfléchir !

Ma scène culte

Lorsque la femme qui voit va chercher de la nourriture au supermarché. La vision des aveugles errants dans les allées est troublante, et la scène se termine comme dans un film de zombies. Une très belle scène.

 

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25 juin 2007 1 25 /06 /juin /2007 19:27

Jim Carrey et Kate Winslet. United International Pictures (UIP)

En s'enfonçant dans ses souvenirs Joël va retrouver tout ce qui faisait sa flamme pour Clémentine. (cette scène n'est pas dans le film, elle a été coupée au montage).

Synopsis:

Joël est un homme très introverti, mal dans sa peau, et mélancolique. Il vit pourtant avec Clémentine, une jeune fille qui est tout son contraire, c'est à dire extravertie et impulsive. Il est heureux auprès d'elle. Cependant, son bonheur s'envole en fumée le jour de la St Valentin, alors qu'il se rend au travail de Clémentine pour lui offrir son cadeau. Lorsqu'il s'approche d'elle, elle ne le reconnaît pas. Il apprend plus tard, qu'elle l'a effacé de sa mémoire. Complètement détruit par cette nouvelle, Joël décide de subir le même traitement afin de l'oublier lui aussi, pour ne plus souffrir. Mais au fur et à mesure que ses souvenirs disparaissent, il s'aperçoit qu'il y tient plus que ce qu'il ne s'imaginait. Et qu'il éprouve toujours des sentiments pour Clémentine...

Mon avis:

Eternal Sunshine of the spotless mind est la plus belle histoire d'amour que l'on m'ait jamais racontée, que ce soit au cinéma ou dans un livre.

Cela vient en partie de l'originalité que lui confère l'excellent Michel Gondry : une grande partie du film se déroule dans la tête de Joël, au milieu de ses souvenirs. Cette idée géniale donne lieu à des situations des plus insolites, tel le lit au milieu de la plage, la pluie dans la maison, ou bien un Jim Carrey de la taille d'un enfant de 4 ans.

Pourtant, le film ne tombe jamais dans le burlesque, ou même dans la simple comédie. Il  plane même tout au long de ce voyage fantastique dans la tête d'un amoureux, une atmosphère mélancolique, voire triste. Après tout, Joël n'est qu'un pauvre homme malheureux, dont le seul rayon de soleil dans la vie est Clémentine. Et même si celle-ci a préféré l'oublier, lui veut la garder, ne serait-ce qu'en tant que simple souvenir...

Enfin, dernière qualité, mais non la moindre, les acteurs. Jim Carrey et Kate Winslet forment un couple formidable. On sent entre eux une réelle complicité, qui donne envie au spectateur de croire à leur idylle. De plus Jim Carrey impressionne dans ce rôle à contre-emploi, qu'il interprète avec justesse, et qu'il sait rendre touchant et attachant. Quant à Kate Winslet, elle est tout bonnement géniale dans ses éclats de joie, de colère, de tristesse (et elle est terriblement belle avec ses cheveux bleus ou rouges).

Laissez-vous tenter par ce voyage unique, dont vous ressortirez à coup sûr boulversés. Vraiment la plus belle histoire d'amour...

Ma scène culte:

La scène d'ouverture, qui est tout à fait touchante, où Jim Carrey surprend avec son air de chien battu, et où Kate Winslet est resplendissante de bonne humeur.

 

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11 juin 2007 1 11 /06 /juin /2007 12:08

L'affiche est aussi fascinante, poétique (et quelque peu dérangeante), que le film.

Synopsis:

Enfermé dans sa chambre d'hôtel, assis devant la télé, la rockstar Pink Floyd repense à sa vie. Passé, présent et délires s'emmêlent dans son esprit torturé, hanté par "le mur". Le tout au son de la musique de Pink Floyd (le vrai groupe cette fois).

Mon avis:

Il est des films que l'ont ne peut décrire, et qui sont uniques en leur genre. The wall en fait à coup sûr partie.

On pourrait le réduire à un simple clip géant d' 1h 40, ou à un trip de hippies totalement shootés, mais ce serait réellement réducteur. Car ce film possède de réels messages à transmettre. Parabole du nazisme (avec ce dictateur inhumain et ses marteaux), critique virulente de la guerre, et du système d'instruction, métaphore de la folie... les interprétations différentes sont légions.

D'ailleurs ne vous attendez pas à tout comprendre du premier coup. Mais cela n'entâche aucunement le plaisir que l'on prend à le voir. En effet, même si le sens de certaines images nous échappe (je pense surtout à la dernière qui m'intrigue énormément), leur beauté nous fascine. Des séquences d'animations s'enchaînent avec des séquences filmées, toutes plus belles les unes que les autres. Bob Geldof qui joue Pink, est fabuleux dans son rôle d'homme fou et torturé (il faut le voir saccager sa chambre).

Et bien sûr il ne faut pas oublier de parler de la musique. Toutes les chansons, tirées de l'album "The wall", sont fantastiques avec des classiques comme "Another brick in the wall (part II)". De plus la signification de ces chansons devient un peu plus clair grâce aux images. Bref, il faut avoir vu ce film au moins une fois dans sa vie.

Chef-d'œuvre cultissime qui vaut plus qu'une simple brique dans le mur.

Ma scène culte:

C'est très dur de choisir pour ce film. Je pense tout de même que je vais choisir la séquence rythmée par "Another brick in the wall (part II)", où l'on voit tous les gamins passer au hachoir, ou marcher en rangs comme des prisonniers, avant de se rebeller. Que de frissons.

 

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6 juin 2007 3 06 /06 /juin /2007 16:24

Une scène d'ouverture particulièrement troublante. Le film hélas ne m'a plus touché après cela.

Synopsis:

L'histoire d'une jeune actrice, ratée, forcée de jouer dans des films pornographiques. Elle est mariée à un mari dépressif, et vit une histoire d'amour à part, avec un photographe, lui-même condamné à prendre des photos érotiques pour le compte de personnes riches, appartenant à une sorte de mafia.

Mon avis:

Je n'aime pas trop dire que je n'ai pas aimé un film, surtout quand celui-ci est considéré comme un chef-d'œœuvre. Mais mieux vaut être honnête, et L'important c'est d'aimer m'a déçu. L'histoire me semblait intéressante et je m'attendais à un film d'amour, tragique. Un film qui procure des émotions, quoi ! Au lieu de ça je me retrouve face à un enchaînement de scènes, de jeux d'acteurs, et de dialogues, que je n'ai pas compris. J'ai même trouvé le tout (ce n'est que mon avis) un peu prétentieux, comme si Andrej Zulawsky (le réalisateur) ne destinait son film qu'à une certaine élite d'artistes (je pense notamment à la scène où Dutronc se maquille en clown : symbolisme trop appuyé). Cependant j'avoue que les acteurs sont excellents, Romy Schneider en tête. Alors peut-être que je suis un peu idiot sur les bords, mais dans tous les cas sur le moment, je n'ai pas apprécié (mais je conçois que d'autres adorent ce film).

Le cinéma est une affaire de goûts et de couleurs après tout...

Ma scène culte:

Même si dans l'ensemble, le film ne m'a pas emballé, il y a tout de même une scène qui sort du lot. C'est évidemment la première scène, où Romy est obligée à contre-cœœur de jouer une scène porno. La voir supplier au photographe d'arrêter de prendre des photos est réellement bouleversant. Quel dommage que le reste du film ne soit pas à la hauteur de cette scène.

 

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13 mai 2007 7 13 /05 /mai /2007 19:59

Des images sublimes composent ce grand film. Tout un art.

Synopsis:

Aux États-Unis, au début du siècle dernier, le héros de la ville de Savannah se nommait Ranolph Junuh. Il était alors le plus grand joueur de golf du moment, remportant de nombreux prix, battant tous les records. On lui promettait un grand avenir, aussi bien dans sa carrière sportive, que dans sa vie amoureuse avec Adel, fille d'un grand propriétaire de terrains de golf. Mais en 1917, les États-Unis décident d'aller porter secours à la France contre l'Allemagne. Junuh est envoyé sur le front. Il en rentre traumatisé, ayant perdu tout goût pour la vie.

En 1928 survient le grand crack boursier. Savannah n'y échappe pas et la plupart de ses habitants sombrent dans la misère. C'est le cas du père d'Adel, qui ne supportant pas sa pauvreté, se tire une balle dans la tête. Pour honorer la mémoire de son père elle décide d'organiser un grand match de golf d'exhibition qui opposera Bobby Jones, Walter Hagen, et Ranolph Junnuh. Mais ce dernier, devenu alcoolique, refuse de toucher à nouveau le moindre club de golf. C'est alors qu'arrive Bagger Vance, un homme excentrique qui se propose d'être son caddie pour seulement 5$...

Mon avis:

La légende de Bagger Vance a beau parler de golf  il ne faut pas être obligatoirement golfeur pour apprécier le film. Bien que l'on y décèle une déclaration d'amour à ce sport, le golf est ici utilisé comme une métaphore de la remise en question. "Le seul sport où l'on s'inflige des pénalités" dit un jeune garçon. Un peu comme dans la vie, où nos erreurs nous suivent toujours. Cependant au golf comme dans la vie, on se remet toujours en question pour avancer toujours plus loin.

Chef-d'œœuvre injustement méconnu de Robert Redford (on lui préfère L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux), Bagger Vance se distingue par des images sublimes (l'enterrement du père d'Adel, au soleil couchant), qui sont accompagnées d'une musique aussi envoûtante que touchante. Les scènes sont drôles ou tristes, mais on y décèle toujours de l'espoir (et ça fait du bien je vous l'assure). Les acteurs quant à eux jouent aussi bien sur le fairway que sur le green, nous livrant des interprétations magnifiques. Will Smith dans le rôle de Bagger Vance passe sans effort d'une attitude légère et presque insouciante à un air plus grave lorsqu'il s'agit d'aider un Matt Damon au comble du désespoir.

Il faut absolument voir ce film au moins une fois dans sa vie.

Ma scène culte:

La scène où Junnuh retrouve sa balle dans un bois, mais retrouve également ses vieux démons et commence à perdre, à nouveau, tout espoir. C'est alors que Bagger Vance vient l'aider...

 

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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 20:25

Humphrey Bogart et Ingrid Bergman. Action Gitanes

Le face à face final le plus célèbre de Hollywood. As time goes by...

Synopsis:

Pendant la seconde Guerre Mondiale, de nombreuses personnes tentent de fuir l'oppression allemande. Pour cela une seule solution : fuir vers les États-Unis, terre des libertés. Pour ne pas se faire capturer par les nazis en fuyant, il n'y a qu'une solution : se rendre à Casablanca (France Libre) pour prendre l'avion en direction de Lisbonne, et de là se rendre vers les États-Unis. Mais, à Casablanca, il est très difficile d'obtenir des laissez-passer pour le Portugal, vendus à prix d'or par le capitaine Renaud, chef de la police française de Vichy dans la ville. Cependant, on peut obtenir des laissez-passer de façon illégale mais moins chère. Beaucoup de ces trafics ont lieu au café américain de Rick, un homme cynique qui laisse se dérouler les ventes mais n'y prend nullement part. Un jour Rick se retrouve par hasard en possession de laissez-passer. Ceux ci sont destinés entre autre à une jeune femme, Ilsa Lund, que Rick ne connaît que trop bien... 

Mon Avis:

Bienvenue à Casablanca, ville de rêves et de... Cinéma. Il a beau avoir été tourné au début des années 40, ce film n'a pas pris une seule ride !  Je l'ai découvert cette année et à aucun moment je ne me suis dit que c'était vieillot.

Le scénario est d'une richesse incroyable, ne se concentrant pas seulement sur les rôles principaux, mais en laissant la part belle aux seconds rôles.Les acteurs quant à eux sont impressionnants. Humphrey Bogart joue Rick avec une justesse incroyable. Il suffit de voir son regard rempli de désillusion, de tristesse et d'ironie pour comprendre. Quant à Ingrid Bergman, son talent n'a d'égale que sa beauté (et elle est vraiment belle). Il faut également citer le fameux As time goes by, cette chanson qui a envouté des générations.

Le réalisateur offre une vision de la guerre, non dénuée d'humour, et la présente, certes, comme ravageuse, mais laisse une lueur d'espoir percer à la fin du film (qui a été tourné avant la fin de la guerre).

Un film cultissime, avoir et à revoir indéfiniment.

Ma scène culte:

Je trouve très forte la scène où tous les clients du café de Rick se mettent à chanter la Marseillaise pour faire face aux allemands qui se sont mis à beugler leur chanson. Quand on est uni, une simple chanson peut destabiliser les plus forts. Mais je serais injuste si je ne parlais pas des répliques cultes telles "He's lookin' at you kid", "Play it for me Sam", "This could be the beginning of a beautiful frienship"...

 

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17 novembre 2006 5 17 /11 /novembre /2006 19:38

Au cœœur même du pénitencier, l'espoir renaît à travers les amitiés.

Synopsis:

Le verdict de la cour est clair : Andy Dufresne, un puissant banquier tout ce qu'il y a de plus respectable, est jugé coupable du meurtre de sa femme et de l'amant de celle-ci. Sa peine : deux perpétuités à la prison de Shawshank. Le pauvre homme, qui n'a cessé de clamer son innocence durant le procès est déporté en prison. Le premier mois, il s'enferme dans le mutisme, spectateur d'actes terribles commis aussi bien par les prisonniers que par les gardes. Mais il comprend qu'il ne peut rester ainsi éternellement. Il décide donc de trouver une occupation et demande toute sorte de matériel à Red, le prisonnier qui vous obtient tout ce que vous souhaitez avoir, pour peu que vous soyez prisonniers. Andy se lie d'amitié avec lui. Et au fil des jours, des mois, des années, le banquier devient un élément indispensable de la prison grâce à ses talents de banquiers, d'homme de lettre, et à sa grande humanité.

Mon avis:

Autant vous prévenir : une fois que vous serez entrés dans la prison de Shawshank, il est fort probable qu'une partie de vous même ne la quitte pas si vite. Eh oui, la grand force de ce film ce n'est pas de nous faire vivre un suspense insoutenable comme dans Prison Break, mais de nous montrer des prisonniers humains, dont certains ont même passé tant de temps derrière les barreaux qu'ils ne veulent plus les quitter.

On s'attendrit devant les personnages principaux ou secondaires et leurs histoires. On rit devant leur humour noir de prisonnier. Cependant le film n'évite pas les horreurs de la prison, d'où certaines scènes très dures. Directeur corrompu, gardiens violents et abusant de leur pouvoir, prisonniers dangereux et pervers... tout y passe, mais rien n'est gratuit ou insoutenable, la violence n'étant pas le thème du film.

Les acteurs sont excellents, naturels et émouvants. Tim Robbins en prisonnier accusé à tort et sur qui le sort s'acharne malgré tout, est parfait. Il a l'air a la fois en paix mais aussi triste. Quant à Morgan Freeman, il est comme à son habitude très bon en vieux roublard qui en a vu passer des choses par les portes du pénitencier.

Il ne faut pas oublier une critique virulente du système carcérale, qui vous emprisonne pendant 40 ans et ensuite vous relâche dans un monde qui a évolué beaucoup trop vite sans vous. Les évadés ne raconte pas l'histoire d'une évasion (à l'inverse de Prison Break encore une fois) mais une histoire humaine, et le titre doit être compris dans le sens où ce sont des prisonniers qui s'évadent du quotidien triste de la prison grâce à un seul homme.

Maintenant vous savez pourquoi il sera difficile de quitter Shawshank...

Ma scène culte

Il s'agit de la scène où l'on voit la vie de Brooks, un vieux prisonnier qui a passé 40 ans en prison, après sa libération. Le pauvre homme qui ne voulait pas quitter la prison, n'arrive pas à intégrer cette société moderne. C'est sans doute la scène la plus triste du film.

 

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